Législatives : Patrick Ollier souhaite "bon courage" au futur patron du groupe LREM pour gérer "les novices"

Le maire Les Républicains de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) adresse ses encouragements au futur patron du groupe La République en marche pour gérer "les novices" qui arrivent à l'Assemblée. 

Le député sortant Les Républicains (LR) des Hauts-de-Seine, Patrick Ollier, ne se représentait pas aux législatives qui ont donné une majorité absolue au groupe La République en marche (LREM). Invité lundi de francefinfo, le maire de Rueil-Malmaison s'est permis quelques conseils au futur président du (grand) groupe de LREM qui va s'installer à l'Assemblée.

Quand le mieux est l'ennemi du bien...

Pour Patrick Ollier, "la vague [de députés LREM] peut poser autant de problèmes qu'elle peut en résoudre". L'ancien ministre des Relations avec le Parlement de 2010 à 2012 pointe "un groupe sans structure de parti derrière et sans organisation". Il doute d'une rentrée parlementaire et d'une session budgétaire, "sans difficultés à la clé". À en croire Patrick Ollier, ce groupe de "novices" va souffrir de l'absence de guides pour les former.

Ces novices, qui n'ont aucune idée de la manière dont fonctionne une commission, dont on rédige des amendements, dont on s'inscrit dans un texte et dont on discute dans l'hémicycle, vont avoir du mal à s'adapter parce qu'ils n'ont pas de structure organisée derrière eux pour les former.

Patrick Ollier, maire LR de Rueil-Malmaison

Le futur ex-député des Hauts-de-Seine prend l'exemple du précédent quinquennat, côté gauche, pour appuyer ses conseils. Patrick Ollier dit craindre l'apparition rapide de frondeurs. "Des gens qui viennent de droite et des gens qui viennent de gauche ne pensent pas la même chose des mêmes problèmes", déclare-t-il. "Regardez ce qui s'est passé avec le groupe socialiste récemment avec les rebelles. Ils ont flingué complètement le quinquennat de Monsieur Hollande." Pour clore sa démonstration, Patrick Ollier a souhaité "bon courage au futur président du groupe", lui conseillant, au passage, de ne pas accepter les courants, "les chapelles", au sein de la grande équipe des marcheurs attendue à l'Assemblée. 

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