Européennes : "On ne peut pas changer l'Europe", estime Asselineau

France 2

Sur le plateau des "4 Vérités" de France 2, François Asselineau, tête de liste de l’Union populaire républicaine aux élections européennes, revient sur la campagne, alors que le scrutin doit avoir lieu dimanche 26 mai.

Le programme de l'Union populaire républicaine (UPR) pour les européennes du dimanche 26 mai est clair : il faut sortir de l'Union européenne, de l'OTAN, de l'euro. La France peut-elle être plus forte seule ? "L'union fait la force si tout le monde tire dans le même sens, mais si tout le monde tire dans un sens différent, l'union fait la faiblesse, l'immobilisme", explique François Asselineau, tête de liste UPR aux élections européennes, sur le plateau des "4 Vérités" de France 2, vendredi 17 mai. Le candidat cite l'exemple du glyphosate. Alors que les Français veulent interdire le pesticide, 18 pays veulent continuer à utiliser le produit. François Asselineau évoque l'exemple du Vietnam, qui a décidé d'interdire le produit.

"Oui", le Frexit est possible

Au lieu de sortir de l'Union européenne, ne peut-on pas la changer ? "Les programmes que présentent toutes les autres listes pour changer d'Europe sont faux depuis le début puisque cela n'est pas dans le pouvoir des parlementaires de changer l'Europe. A fortiori quand on est aussi minoritaire, 10,5% des députés [pour la France, ndlr] par rapport à l'ensemble du Parlement européen. Ce que nous nous disons c'est que l'on ne peut pas changer l'Europe. Pour changer l'Europe, il faut l'accord des 28 gouvernements, pour changer les traités, puis ensuite des 28 parlements", assure François Asselineau.

Un Frexit pourrait-il se faire sans problème, alors que le Royaume-Uni est embourbé dans le Brexit ? "Oui ! Vous savez pourquoi cela se passe mal au Royaume-Uni ? Ce n'est pas parce qu'il est difficile de sortir de l'Union européenne, tout était prêt le 29 mars. C'est parce que les parlementaires britanniques refusent le suffrage universel, car ils sont majoritairement contre le Brexit", conclut François Asselineau.

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