Européennes : Macron promet de "s'impliquer" et souhaite une liste "la plus large possible"

Emmanuel Macron à Goyave (Guadeloupe), vendredi 28 septembre 2018.
Emmanuel Macron à Goyave (Guadeloupe), vendredi 28 septembre 2018. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le chef de l'Etat, qui s'érige régulièrement en contre-modèle de la vision hostile à l'UE que porte notamment Marine Le Pen, dessine dans l'interview les contours d'une plateforme centriste pour les élections européennes.

"Je m'impliquerai car je crois à une campagne pour une Europe de l'ambition et de l'avenir, des démocrates et des progressistes." Emmanuel Macron souhaite s'investir directement dans la campagne des élections européennes de mi-2019, pour lesquelles il espère bâtir "une liste la plus large possible en France", confie-t-il dans un entretien au Journal du dimanche publié dimanche 30 septembre.

Le chef de l'Etat, qui s'érige régulièrement en contre-modèle de la vision hostile à l'UE que portent notamment le Hongrois Viktor Orban, l'Italien Matteo Salvini et son ex-rivale à la présidentielle française Marine Le Pen, dessine dans l'interview les contours d'une plateforme centriste pour les européennes.

"Je ne suis pas un européiste, ni un mondialiste"

"Pour les élections européennes, je ferai tout pour que les progressistes, les démocrates et ceux dont je porte la voix - je l'espère incarnée par une liste la plus large possible en France - se fassent entendre", indique le président dans cet entretien réalisé lors de son voyage en cours aux Antilles.

"C'est un combat de civilisation, un combat historique, et je ne céderai rien aux extrêmes", explique-t-il. Avant de se défendre d'incarner le "mondialisme" honni par la présidente du Rassemblement national (ex-FN). "Je crois au retour des peuples. Je ne suis pas un européiste, ni un mondialiste. Je crois à l'identité forte de chaque peuple, je crois à l'histoire et à l'ambition de notre peuple. Je veux le convaincre que l'Europe, c'est ce qui l'accompagne, le protège. Je suis pour tourner la page d'une Europe ultralibérale, mais aussi pour éviter la page d'une Europe des nationalismes. L'Europe, c'est notre bonne protection. Encore faut-il la repenser et la rebâtir."

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