VIDEO. Élections européennes : Florian Philippot dit être "le seul à demander à ce que [son] mandat soit le plus court possible"

FRANCEINFO / RADIO FRANCE

Le candidat des Patriotes pour le scrutin du 26 mai a alerté jeudi sur franceinfo contre un effet "gueule de bois", qui pourrait intervenir selon lui lundi si "il n'y a que des députés français favorables au maintien" dans l'Union européenne.

Florian Philippot, tête de liste Les Patriotes pour les élections européennes du 26 mai et partisan du Frexit (la sortie de la France de l'Union européenne), a demandé jeudi 23 mai pendant la matinée de débat organisée par franceinfo à ce que son "mandat soit le plus court possible". Il veut voir disparaître le Parlement européen, au sein duquel il entend incarner l'opposition aux "européistes".

franceinfo : N'y a-t-il pas une contradiction à se faire élire au Parlement européen pour en sortir immédiatement ?

Florian Philippot : Nous ne sommes pas fonctionnaires de l'Union européenne. Nous sommes là pour faire respecter le mandat qu'on a pris devant les Français ou les électeurs, c'est tout. Il faut bien qu'il y ait une opposition au Parlement européen parce qu'on essaie de nous organiser un match où tout le monde veut rester dans l'Union européenne. Attention qu'on n'ait pas la gueule de bois en se réveillant lundi matin, en voyant qu'il n'y a que des députés français favorables au maintien dans l'Union européenne et pas d'opposition. Ce serait dramatique. Je suis le seul qui demande à ce que son mandat soit le plus court possible pour de bonnes raisons. J'espère qu'une fois que l'institution disparaîtra, le Parlement de Strasbourg deviendra un grand centre européen de recherche pour l'intelligence artificielle.

Vous êtes un eurodéputé sortant. Comment justifiez-vous de n'avoir participé à aucune commission durant votre mandat ?

Je n'ai pas participé à aucune commission. Concernant la commission pétitions, dans laquelle j'ai été, je me suis rendu compte qu'elle était très farfelue. J'ai travaillé plutôt avec Mireille d'Ornano sur l'environnement. On a par exemple fait voter l'interdiction de l'épandage de pesticides près des lieux sensibles comme les écoles et les maternités. Si j'avais eu le temps, j'aurais pu aller dans cette commission, signer et empocher le chèque. Mais empocher 320 euros, faire monter ses statistiques et partir, ce n'est pas mon éthique. J'ai organisé mon mandat différemment, mais je n'ai pas chômé au Parlement européen. J'en ai fait un mandat très politique sur les idées de fond.

Vous n'êtes pas un eurodéputé fictif ?

Il suffit de m'avoir vu interpeller Emmanuel Macron dans l'hémicycle européen en 2018 pour lui dire ses quatre vérités, défendre les "gilets jaunes" mutilés au sein du Parlement et de voir tous les combats que nous avons menés avec Mireille d'Ornano. On est tout sauf fictifs. Si c'était le cas, Nigel Farage n'appellerait pas à voter pour nous. J'ai travaillé avec lui pendant deux ans et il a vu que nous étions des gens très sérieux.

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