Autriche : après "l'affaire d'Ibiza", le chancelier Sebastian Kurz renversé par le Parlement

Sebastian Kurz lors de l\'examen de la motion de censure de son gouvernement, à Vienne (Autriche), le 27 mai 2019. 
Sebastian Kurz lors de l'examen de la motion de censure de son gouvernement, à Vienne (Autriche), le 27 mai 2019.  (ROLAND SCHLAGER / APA / AFP)

Fragilisé par la rupture de son alliance avec l'extrême droite, le chancelier autrichien a été renversé lundi par une motion de censure soutenue par les sociaux-démocrates et le parti nationaliste FPÖ. 

Les Autrichiens vont bientôt devoir retourner dans les bureaux de vote. Dix jours après le scandale de "l'Ibizagate" qui a fait voler en éclats sa coalition avec l'extrême droite, le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz a été renversé lundi 27 mai par un vote des principaux partis d'opposition.

>> Autriche : on vous explique "l'affaire d'Ibiza" qui torpille l'extrême droite et le gouvernement

Ce vote sans précédent dans l'histoire de la République d'Autriche a été obtenu notamment avec les voix des sociaux-démocrates et du parti nationaliste FPÖ, dont le chef avait été contraint de démissionner de son poste de vice-chancelier à la suite de ce scandale. Les résultats ont été proclamés par la vice-présidente du Parlement, Doris Bures, qui n'a toutefois pas chiffré les suffrages.

Des élections législatives anticipées en septembre

Sebastian Kurz a remanié, mercredi, son cabinet après le départ de l'ensemble des ministres FPÖ dans le sillage de la démission forcée de Heinz-Christian Strache. Celui-ci a été emporté par le scandale d'une vidéo dans laquelle on le voit proposer, en échange d'un soutien politique et financier, des contrats publics à une femme se disant la nièce d'un oligarque russe.

Le chancelier conservateur, dont le parti a nettement remporté dimanche les élections européennes, souhaitait expédier les affaires courantes jusqu'à la tenue d'élections législatives anticipées, en septembre. Le président Alexander Van der Bellen va désormais devoir nommer un nouveau chancelier capable d'obtenir une majorité parlementaire pour gouverner temporairement, jusqu'aux législatives.

Vous êtes à nouveau en ligne