Elections Régionales et Départementales 2021

Les titres

Marine Le Pen, au Parlement européen, à Strasbourg, le 11 mars 2015.

Assistants du FN : les investigations qui inquiètent le parti de Marine Le Pen

La maire de Paris Anne Hidalgo lors du congrès des maires de France, à Paris, le 19 novembre 2019.

La mairie de Paris dénonce une "manœuvre électoraliste" du gouvernement après le rejet d'un amendement à l'Assemblée visant à instaurer une police municipale

Façade de la mairie de Louversey (Eure). Photo d\'illustration.

franceinfo junior. À quoi ça sert un maire ?

L\'entrée de l\'usine Whirlpool d\'Amiens, le 25 avril 2017.

VIDEO. "On est complètement désespérés" : le témoignage de deux anciens ouvriers de Whirlpool

Emmanuel Macron lors de l\'ouverture du 102ème Congrès des maires et des présidents d\'intercommunalités de France, au Parc des expositions, à Paris, le 19 novembre 2019.

Sondage : plus d'un Français sur deux n'a pas du tout entendu parler du discours d'Emmanuel Macron devant les maires de France

Jean-Marie Bigard dans une vidéo sous l\'étiquette de \"Libérons Paris\", liste de Marcel Campion aux municipales de 2020.

Municipales : Jean-Marie Bigard a-t-il raison de dénoncer le manque de légitimité électorale d’Anne Hidalgo ?

Jérôme Malus, maire dans la Nièvre

"On se sent très isolé", affirme le maire de Saint-Eloi (Nièvre)

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, sénateur LR de Vendée.

Listes communautaires aux municipales : "Ne pas les interdire c'est accepter l’inacceptable", estime Bruno Retailleau

Le président de la République, Emmanuel Macron, au congrès des Maires de France, le 19 novembre 2019.

Emmanuel Macron se prononce contre l'interdiction les listes électorales communautaires

Des maires au Congrès des maires, le 21 novembre 2017 (illustration).

Politique : moins d'un maire sur deux souhaite se représenter aux élections municipales

Seulement la moitié des maires annoncent se représenter aux prochaines municipales. En cause : de plus en plus de contraintes et des baisses de dotations.

Municipales : ces maires qui raccrochent

Christophe Béchu, maire DVD d\'Angers, invité de franceinfo le 19 novembre. 

Listes communautaires aux municipales : "Sortir certaines idées du champ, cela ne les fait pas disparaître" estime le maire d'Angers, Christophe Béchu

Le président de la République, Emmanuel Macron, au Congrès des maires de France, le 19 novembre 2019.

Face aux maires, Emmanuel Macron se prononce contre l'interdiction des listes communautaires lors des élections municipales

Benjamin Griveaux (G) et Cédric Villani (D), candidats à la mairie de Paris, le 7 septembre 2019 (montage photo).

Municipales à Paris : Villani saisit la commission des sondages après une enquête d'opinion commandée par l'association de Griveaux

Philippe Laurent, maire UDI de Seaux et secrétaire général de l\'Association des Maires de France, était l\'invité de franceinfo mardi 19 novembre 2019.

VIDEO. Congrès des maires : "Il y a un changement de ton. Je crois que le chef de l'Etat a pris conscience de notre action"

Le collectif \"Archipel citoyen\" organise des réunions publiques participatives pour définir son programme.

Élections municipales : contre la "sclérose" des partis politique, les collectifs de citoyens se développent

Stanislas Guerini, délégué général de La République en Marche, ce dimanche dans le \"8h30 franceinfo\".

Municipales à Paris : le patron de LREM appelle les candidats "progressistes" à "se rassembler" derrière Benjamin Griveaux

Thierry Breton le 14 novembre 2019 lors de son audition au Parlement européen.

Thierry Breton vers le poste de commissaire européen au marché intérieur

La décharge du Balançan, au Cannet-des-Maures (Var).

"Il y avait des odeurs de cadavre" : au Cannet-des-Maures, le combat du maire pour obtenir la fermeture d'une décharge à ciel ouvert

Anne Hidalgo, le 4 octobre 2019.

Municipales à Paris : Anne Hidalgo en tête, talonnée par Benjamin Griveaux, selon un sondage

Les informés du 14 novembre 2019.

Crise de l'hôpital public, "gilets jaunes", mobilisation sociale, élections municipales à Lyon, Commission européenne... Les informés du 14 novembre

David Kimelfeld, président de la métropole de Lyon, sur franceinfo, jeudi 14 novembre.

Élections municipales à Lyon : "Il n’est pas question de renoncer. Bien au contraire" affirme David Kimelfeld

Des maires au 100e Congrès des maires en 2017 à Paris.

Maires de France : quel est leur état état d'esprit à quatre mois des élections ?

Rachida Dati, candidate Les Républicains à la mairie de Paris, maire du VIIe arrondissement et ancienne garde des Sceaux était l\'invitée du \"8h30 franceinfo\", jeudi 14 novembre 2019.

Malaise social, sécurité à Paris, prix des logements... le "8h30 franceinfo" de Rachida Dati

Rachida Dati, maire LR du VIIème arrondissement et candidate à la mairie de Paris, invitée de franceinfo le 14 novembre.

VIDEO. Rachida Dati : Paris, c'est "New York des années 1980" avec un "espace public de plus en plus dangereux"

Les membres de la liste Europe Ecologie Les Verts pour les élections municipales à Lyon, le 5 novembre 2019.

Municipales : à Lyon, les écologistes tentent de trouver leur place entre les deux candidats de la majorité

Rachida Dati, maire LR du VIIème arrondissement et candidate à la mairie de Paris, invitée de franceinfo le 14 novembre.

VIDEO. Rachida Dati : "Je ne laisserai pas des salopards tenter de me déstabiliser"

Gérard Collomb, invité de franceinfo, dimanche 20 octobre. 

Élection à la métropole de Lyon : "J'ai toujours dit que la porte était ouverte", affirme Gérard Collomb

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Enjeux des élections régionales et départementales 2021 en plein coronavirus

Les élections départementales et régionales 2021 se déroulent dans un contexte de crise sanitaire avec l'épidémie de Covid-19. Si le premier tour s'est bien tenu le 15 mars, le second tour, qui devait être organisé le dimanche suivant, le 22 mars, a finalement été reporté au 28 juin. Dans les quelque 5 000 communes françaises qui n'ont pas élu leur conseil municipal dès le premier tour, les candidats font campagne à distance, en évitant les grandes réunions publiques et les poignées de main. L'abstention, forte au premier tour (plus de 55%), est un enjeu pour le second tour.

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

Les résultats du premier tour n'ont toutefois pas tourné à leur avantage et LREM fait face à des cas épineux. A Lyon, Gérard Collomb s'est allié à LR au second tour. A Paris, Benjamin Griveaux a dû renoncer après la publication en ligne d'une vidéo intime. Sa remplaçante, l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, doit composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place. A Marseille, LREM a été écrasé au premier tour par une alliance de gauche menée par Michèle Rubirola Blanc et par la candidate des Républicains, Martine Vassal, qui succède au maire sortant Jean-Claude Gaudin. 

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, espère se maintenir. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se sont pas présentés sous l'étiquette LR. Le parti risque aussi de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot est arrivé en tête au premier tour.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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