Elections Régionales et Départementales 2021

Les titres

La salle du conseil municipal à Marseille, le 4 juillet 2020, lors de l\'élection de la maire Michèle Rubirola.

"Des Marseillais se sentent un peu dupés" : l'opposition réagit à la démission de Michèle Rubirola

Michèle Rubirola, maire de Marseille, lors de sa conférence de presse durant laquelle elle a annoncé sa démission, le 15 décembre 2020.

Démission de Michèle Rubirola : l'ex-maire de Marseille souhaite que le socialiste Benoît Payan soit son successeur

La maire de Marseille Michèle Rubirola lors d\'une conférence de presse le 15 octobre.

Marseille : Michèle Rubirola va démissionner de son fauteuil de maire

Edouard Philippe, en septembre 2020.

Edouard Philippe soigne sa droite

Emmanuel Macron, à Paris, le 7 décembre 2020.

Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron sera-t-il candidat ?

VIDEO. Laïcité : Mélenchon a-t-il évolué par conviction ou par intérêt électoral ?

Le ministre de l\'Éducation Jean-Michel Blanquer (à gauche) et le ministre délégué aux relations avec le Parlement Marc Fesneau à l\'Elysée, le 20 mars 2019. Photo d\'illustration.

Régionales : quand le gouvernement affûte ses armes en coulisse

Le ministre de l\'Éducation, Jean-Michel Blanquer, à l\'Assemblée nationale le 1er décembre 2020.

Élections régionales : ce que cache l'hypothèse Jean-Michel Blanquer en Île-de-France

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, sur France Inter lundi 7 décembre 2020.

VIDEO. Élections régionales : "Je ne savais pas qu'il y avait autant de ministres du temps libre au gouvernement", ironise Valérie Pécresse

La présidente déléguée du groupe LREM à l\'Assemblée nationale était l\'invitée du \"8h30 franceinfo\", dimanche 6 décembre 2020.

Marches des libertés, déconfinement, régionales en Île-de-France... Le "8h30 franceinfo" d'Aurore Bergé

Marion Maréchal, le 28 septembre 2019.

Les coulisses des retrouvailles entre Florian Philippot et Marion Maréchal

Gérard Larcher, président du Sénat, sénateur des Yvelines, est l\'invité du Grand entretien de France Inter, le 3 décembre 2020.

VIDEO. Présidentielle : Gérard Larcher souhaite "une alternative à Emmanuel Macron", qui "ne se résume pas à Marine le Pen ou Jean-Luc Mélenchon"

\"On peut créer des centaines de milliers d’emplois en s’organisant\" : Yannick Jadot était l’invité des 4 Vérités

Yannick Jadot (EELV) : "Il faut redonner aux policiers le sens de leur mission"

Yannick Jadot, eurodéputé EELV, le 27 août 2020.

Election présidentielle : Yannick Jadot, candidat sans primaire ?

Jean-Luc Mélenchon lors d\'un grand débat organisé par la France insoumise, à Paris, le 10 octobre 2020.

Covid-19 : Jean-Luc Mélenchon tient un meeting en réalité virtuelle samedi soir

Le ministre de l\'Intérieur Gérald Darmanin à la sortie du Conseil des ministres mercredi 25 novembre 2020 à Paris.

Régionales : les procurations seront en partie numérisées pour les prochaines élections, annonce le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin

Florence Parly, Elisabeth Borne et Jean-Yves Le Drian àl\'Elysée, le 21 octobre 2020.

L'aile gauche de la majorité se structure en parti pour donner de la voix

L\'ancienne vice-présidente de la région Hauts-de-France et actuelle responsable d\'EELV Sandrine Rousseau, sur le plateau de France 3 à Lille (Hauts-de-France), le 3 décembre 2015. 

Présidentielle 2022 : le candidat d'EELV sera désigné avant la fin septembre 2021

Le congrès de la formation Europe Écologie-les Verts, en juillet 2017 (illustration).

Europe Écologie-les Verts fixe son calendrier pour la présidentielle

Le président de la région Haut-de-France Xavier Bertrand, à l\'hôtel Matignon à Paris, le 28 septembre 2020.

À droite, Xavier Bertrand accélère la cadence

Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement National et député de la 19e circonscription du Nord, sur franceinfo le 18 novembre 2020.

VIDEO. Régionales en juin : "J'ai envie d'être candidat parce que j'ai envie de protéger ma région", annonce Sébastien Chenu

Le maire (EELV) de Tours, Emmanuel Denis.

Politique : les changements opérés par les maires écologistes

Un électeur glisse son bulletin de vote dans l\'urne (photo d\'illustration).

Élections régionales et départementales : le scrutin reporté en juin

Le président américain Donald Trump, lors d\'une conférence de presse sur les résultats de l\'élection présidentielle, le 5 novembre 2020, à la Maison Blanche, à Washington.

États-Unis : une communication difficile pour Donald Trump

Le Premier ministre Jean Castex, lors de sa conférence de presse du 12 novembre 2020 à Paris.

Politique : les élections départementales et régionales reportées en juin 2021

Un bureau de vote à Marseille, le 28 juin 2020. 

Report des régionales à juin 2021 à cause du Covid-19 : une proposition jugée "raisonnable" par des responsables de droite

L\'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré à Paris le 9 février 2016.

Crise sanitaire : les élections régionales et départementales de mars 2021 reportées ?

Un électeur glisse son bulletin de vote dans l\'urne (photo d\'illustration).

Report du scrutin, procurations facilitées, vote par correspondance : ce que préconise le rapport Debré sur les élections régionales

Covid-19 : l'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré prône un report des élections régionales à juin 2021 dans un rapport commandé par le gouvernement

François Hollande sur France Inter le 13 novembre 2020.

VIDEO. Présidentielle 2022 : "Il ne tient qu'à la gauche de se constituer et de présenter une candidate et un candidat qui puissent gagner", estime François Hollande

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Enjeux des élections régionales et départementales 2021 en plein coronavirus

Les élections départementales et régionales 2021 se déroulent dans un contexte de crise sanitaire avec l'épidémie de Covid-19. Si le premier tour s'est bien tenu le 15 mars, le second tour, qui devait être organisé le dimanche suivant, le 22 mars, a finalement été reporté au 28 juin. Dans les quelque 5 000 communes françaises qui n'ont pas élu leur conseil municipal dès le premier tour, les candidats font campagne à distance, en évitant les grandes réunions publiques et les poignées de main. L'abstention, forte au premier tour (plus de 55%), est un enjeu pour le second tour.

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

Les résultats du premier tour n'ont toutefois pas tourné à leur avantage et LREM fait face à des cas épineux. A Lyon, Gérard Collomb s'est allié à LR au second tour. A Paris, Benjamin Griveaux a dû renoncer après la publication en ligne d'une vidéo intime. Sa remplaçante, l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, doit composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place. A Marseille, LREM a été écrasé au premier tour par une alliance de gauche menée par Michèle Rubirola Blanc et par la candidate des Républicains, Martine Vassal, qui succède au maire sortant Jean-Claude Gaudin. 

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, espère se maintenir. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se sont pas présentés sous l'étiquette LR. Le parti risque aussi de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot est arrivé en tête au premier tour.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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