Elections sénatoriales 2020

Les titres

Pour obtenir les 500 signatures d\'élus nécessaire à tout candidat à la présidentielle, les petits partis cherchent à convaincre en priorité les maires sans étiquettes des communes rurales.

Chasse aux signatures : à chacun sa technique !

De gauche à droite, François Bayrou et François Hollande, à l\'Assemblée nationale, le 26 septembre 2007 à Paris.

Hollande tend la main à Bayrou mais n'a "pas proposé de ministère"

François Hollande sur BFMTV-RMC, lundi 28 novembre 2011.

Hollande : le veto français à l'ONU ne sera pas remis en cause

Gaspard Delanoë, candidat du Pffft à l\'élection présidentielle \"reçoit le soutien spontané de Freddy Mercury dans une pharmacie de province\", selon son site internet.  

Présidentielle : attention, candidats hors normes

Le président du Modem François Bayrou sur le plateau de la chaîne d\'information LCI, le 29 septembre 2011.

Présidentielle : le candidat se déclarera trois fois

François Bayrou (MoDem), Hervé Morin (Nouveau Centre), Jean-Louis Borloo (Parti radical) et Dominique de Villepin (République solidaire).

Bayrou, candidat dans un centre en miettes

François Bayrou, le président du MoDem, le 25 octobre 2011 à Paris.

François Bayrou accélère sa candidature à la présidentielle en 2012

Ségolène Royal rencontre des élus locaux et des syndicats de l\'entreprise ArcelorMittal à Gandrange (Moselle), le 24 septembre 2011. 

Le parachutage de Royal attaqué au sein du PS

La candidate écologiste à la présidentielle Eva Joly tient une conférence de presse à Paris, le 5 octobre 2011.

Eva Joly, chronique d'une campagne chaotique

(De gauche à droite) Haut : Louis Dubreil, Michèle Cousse. Bas : Joséphine Martelli et Pascal Laperche : élus de petites communes de France au 94e Congrès de l\'Association des maires, mercredi 23 novembre 2011 à Paris.

Parrainera, parrainera pas ? Paroles de maires

Une manifestation de cadres pour réclamer un décompte horaire de leur temps de travail dans le cadre de la loi sur les 35 heures, le 24 novembre 1999 à Paris.

Sortir des 35 heures, la mission impossible de la droite

Ségolène Royal, le 17 novembre 2011 à Tours.

Législatives : le PS impose Royal à La Rochelle

Eva Joly sur RTL, le 23 novembre 2011.

Joly refuse de dire si elle appellera à voter Hollande au second tour

André Vallini, chargé des questions de justice dans l\'équipe de François Hollande, le 21 novembre 2011 à Paris.

Contre la délinquance des mineurs, un PS pas si unanime

Au 94e congrès de l\'Association des maires de France à Paris, Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle, a enchaîné conférence de presse et intervention sur la chaîne Public Sénat sans rencontrer les élus, mardi 22 novembre 2011.

Au salon des maires, Marine Le Pen esquive les élus

Marine Le Pen lors de la présentation de son projet présidentiel, le 19 novembre 2011 à Paris.

Marine Le Pen présente un projet sans nouveauté et non chiffré

Rachida Dati (UMP), François Fillon (UMP), Ségolène Royal (PS), Jack Lang (PS) et Cécile Duflot (EELV). Cinq personnalités dont les candidatures suscitent quelques grincements dans les circonscriptions concernées.

Législatives : les endroits où ça coince

Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle, et Florian Philippot, son directeur stratégique de campagne, le 6 octobre 2011 à Nanterre (Hauts-de-Seine).

Ce que Marine Le Pen projette pour la France

Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti anticapitaliste à la présidentielle, le 26 juin 2011 à Paris.

Au NPA, "on a connu pire"

Cécile Duflot (à gauche) et Eva Joly, lors de l\'annonce du résultat des primaires du parti Europe Ecologie-Les Verts, le 12 juillet 2011 à Paris.

Eva Joly ira "jusqu'au bout"

Le député socialiste Bernard Cazeneuve, le 10 octobre 2011 à Cherbourg (Manche).

Cazeneuve, un pro-nucléaire dans la garde rapprochée de Hollande

La présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, à Tours (Indre-et-Loire), jeudi 17 novembre 2011.

Royal tente de calmer le jeu entre socialistes et écologistes

François Hollande à la sortie du café des Signes, dans le 16e arrondissement de Paris, jeudi 17 novembre 2011.

Hollande hésitant sur les termes de l'accord PS-écolos

Le Premier ministre, François Fillon, et la secrétaire nationale d\'Europe Ecologie-les Verts, Cécile Duflot.

Fillon, Duflot... Pourquoi Paris attise les convoitises

Nicolas Sarkozy en visite sur un chantier de construction de logements à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne), le 14 septembre 2010.

UMP et PS, deux stratégies opposées contre la crise du logement

Marine Le Pen lors d\'un déplacement à Washington, le 2 novembre 2011.

Marine Le Pen candidate aux législatives, si…

La maire UMP du 7e arrondissement parisien Rachida Dati, le 4 mai 2011, et le Premier ministre François Fillon, le 20 avril 2011.

Rachida Dati "quoiqu'il arrive candidate aux législatives à Paris"

La présidente PS du conseil régional de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, le 16 octobre 2011 à Paris.

Législatives : Royal bénéficiera d'une circonscription "réservée"

Pierre Moscovici, directeur de campagne de Français Hollande entouré des membres de l\'équipe du candidat qu\'il présente, à Paris, le 16 mai 2011.

L'équipe de campagne de François Hollande : qui est qui?

Jean-Pierre Bel, président socialiste du Sénat, le 1er octobre 2011 au Palais du Luxembourg.

Au Sénat, le PS voit l'agenda en rose

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Enjeux des municipales 2020 en plein coronavirus

Les élections municipales de 2020 se déroulent dans un contexte de crise sanitaire avec l'épidémie de Covid-19. Si le premier tour s'est bien tenu le 15 mars, le second tour, qui devait être organisé le dimanche suivant, le 22 mars, a finalement été reporté au 28 juin. Dans les quelque 5 000 communes françaises qui n'ont pas élu leur conseil municipal dès le premier tour, les candidats font campagne à distance, en évitant les grandes réunions publiques et les poignées de main. L'abstention, forte au premier tour (plus de 55%), est un enjeu pour le second tour.

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

Les résultats du premier tour n'ont toutefois pas tourné à leur avantage et LREM fait face à des cas épineux. A Lyon, Gérard Collomb s'est allié à LR au second tour. A Paris, Benjamin Griveaux a dû renoncer après la publication en ligne d'une vidéo intime. Sa remplaçante, l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, doit composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place. A Marseille, LREM a été écrasé au premier tour par une alliance de gauche menée par Michèle Rubirola Blanc et par la candidate des Républicains, Martine Vassal, qui succède au maire sortant Jean-Claude Gaudin. 

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, espère se maintenir. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se sont pas présentés sous l'étiquette LR. Le parti risque aussi de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot est arrivé en tête au premier tour.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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