Elections municipales 2020

Les titres

Sophie Errante, lors d\'un point presse à Paris, le 30 août 2018.

Pour déclarer sa candidature à la mairie de Nantes, une élue LREM publie une photo de... Montpellier

Éric Coquerel, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis, invité du \"8h30 Fauvelle-Dély\", le jeudi 30 mai 2019. 

Mauvais résultats des Insoumis aux européennes : "L'électorat populaire traditionnellement s'abstient" justifie Éric Coquerel

Ancien réfugié, humoriste, prisonnier politique... On vous présente cinq eurodéputés aux profils atypiques

Européennes 2019 : "Un échec" pour La France insoumise, avoue Alexis Corbière

Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry lors d\'un discours adressé aux militants de La France insoumise, le 26 mai 2019 à Paris, au soir des élections européennes.

Abandonner le populisme, sortir de la dépendance à Mélenchon... Les "Insoumis" s'interrogent sur leur avenir

Damien Carême espère que ce dispositif permettra aux bénéficiaires d\'être plus disponibles pour l\'insertion sociale et professionnelle.

Parlement européen : un maire écologiste à Bruxelles

Des affiches du Parti animaliste, d\'Europe Ecologie - Les Verts et des Républicains, à Paris, le 16 mai 2019.

Européennes : le Parti animaliste, l'UPR, le Parti pirate et la liste des "gilets jaunes" sont-ils vraiment arrivés en tête dans certaines communes ?

Le Premier ministre Edouard Philippe entouré de plusieurs des membres de son gouvernement, lors d\'une conférence de presse à Strasbourg le 11 avril 2019

Politique : le gouvernement prépare des annonces

Emmanuel Macron et Edouard Philippe, en décembre 2018 lors d\'une réunion pour répondre à la crise des \"gilets jaunes\".

Élections municipales : la majorité présidentielle à la conquête de l'électorat de droite

Des affiches du Parti animaliste, d\'Europe Ecologie - Les Verts et des Républicains, à Paris, le 16 mai 2019.

Européennes : le Parti animaliste, l'UPR, le Parti pirate et la liste des "gilets jaunes" sont-ils vraiment arrivés en tête dans certaines communes ?

De gauche à droite : Donald Tusk, Federica Mogherini, Mario Draghi et Jean-Claude Juncker. (photo d\'illustration) 

Union européenne : après les élections, quels sont les cinq postes-clés en jeu et les candidats en lice ?

Yannick Jadot après l\'annonce des résultats des élections européennes le 26 mai 2019 à Paris.

"Heureux, ému" : les Verts font leur rentrée au Parlement européen

Yannick Jadot réagit après la troisième place d\'EELV aux européennes, le 26 mai 2019, à Paris. 

Résultats européennes 2019 : les cinq surprises du scrutin

Le périphérique parisien, le 10 avril 2015.

Paris : le périphérique s'invite déjà dans la campagne municipale

Franck Riester, ministre de la Culture, invité du \"8h30 Fauvelle-Dély\", mercredi 29 mai 2019. 

La ligne des Républicains "sert de marchepied au Rassemblement national", affirme Franck Riester

Une affiche du Parti animaliste pour les élections européennes, le 15 mai 2019, à Thionville (Moselle).

"C'est une cause qui me tient à cœur" : qui sont les électeurs qui ont porté le Parti animaliste à plus de 2% aux européennes ?

Franck Riester, ministre de la Culture, invité de franceinfo mercredi 29 mai 2019.

La main tendue des macronistes à LR et aux Verts

Gilles Boyer (LREM)

Gilles Boyer (LREM) : "On est dans un moment historique de l'UE"

Les six candidats à la présidence de la Commission européenne, avec, au centre, les présentateurs Markus Preiss et Emilie Tran Nguyen, le 15 mai 2019.

Commission européenne : l'élection à la présidence pas si évidente

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement le 29 mai 2019.

VIDEO. La candidature de Manfred Weber à la tête de la Commission européenne "n'a pas lieu d'être" affirme Sibeth Ndiaye

Les candidats à la présidence de la Commission européenne, sur le plateau du débat organisé dans l\'hémicycle du Parlement européen, à Bruxelles, le 15 mai 2019.

Commission européenne : un processus complexe

Les six candidats à la présidence de la Commission européenne, avec, au centre, les présentateurs Markus Preiss et Emilie Tran Nguyen, le 15 mai 2019.

Commission européenne : l'élection à la présidence pas si évidente

Vue de l\'hémicycle du Parlement européen de Bruxelles.

"En arrivant, ils m'ont demandé si j'étais assistante parlementaire" : les nouveaux députés découvrent le Parlement européen

Le Parlement européen lors d\'une session plénière, le 26 mai 2019 à Strasbourg (Bas-Rhin).

VIDEO. Parlement européen : qui sont les 74 nouveaux élus français ?

Laurent Wauquiez sur le plateau de France 2, lors d\'un débat pour la campagne des européennes.

"Laurent Wauquiez doit se remettre en question" : les militants LR veulent un changement de cap après la débâcle des européennes

Emmanuel Macron, le 29 mai 2019, à Bruxelles. 

VIDEO. Présidence de la Commission européenne : "si les uns les autres restent sur les noms actuels, nous aurons un blocage", alerte Emmanuel Macron

Les six candidats à la présidence de la Commission européenne, avec, au centre, les présentateurs Markus Preiss et Emilie Tran Nguyen, le 15 mai 2019.

Commission européenne : qui succédera à Jean-Claude Juncker ?

Le député La France insoumise du Nord, Ugo Bernalicis, sur le plateau de franceinfo.

Elections européennes : "Il nous a manqué un marqueur pendant la campagne" selon le député LFI Ugo Bernalicis

Franck Riester, au congrès fondateur du mouvement Agir, à Montevrain (Seine-et-Marne), le 16 septembre 2018.

Le parti Agir, allié de d'Emmanuel Macron, appelle les élus de droite à le rejoindre après la défaite de LR aux européennes

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, à Lyon, le 21 mai 2019.

VIDEO. "Si j’étais à sa place, sans doute que je démissionnerais" : des ténors de la droite mettent la pression à Laurent Wauquiez

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Enjeux des municipales 2020

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, devrait, selon toute vraisemblance, reculer. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont d'ores et déjà décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se présenteront pas sous l'étiquette LR. Le parti risque donc de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

LREM fait face à des cas épineux à Paris et dans d'autres grandes villes, comme Lyon ou Nice (Alpes-Maritimes). A Lyon, Gérard Collomb et David Kimelfeld, qui dirige la métropole, n’ont pas encore noué d’alliance, même si leur conflit ouvert semble apaisé. A Paris, Benjamin Griveaux est officiellement investi par LREM mais devra composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot s'est déjà déclaré candidat.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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