Elections municipales 2020

Les titres

Ce 18 juin, Donald Trump a annoncé sa candidature pour un second mandat. Son nouveau slogan a été testé à l\'applaudimètre en plein meeting.  

VIDEO. "Keep America Great" : Le slogan très applaudi de Donald Trump

Richard Ferrand, président de l\'Assemblée nationale, invité de franceinfo le 20 juin 2019.

Examen de la PMA pour toutes à l'Assemblée : "la sérénité n'est jamais garantie", déclare Richard Ferrand

Richard Ferrand, invité de franceinfo le jeudi 20 juin 2019.

Pour Richard Ferrand, LREM doit soutenir Gérard Collomb aux municipales, mais il reste réservé sur un soutien à Christian Estrosi

Le maire de Lyon, ancien ministre de l\'Intérieur, Gérard Collomb, lors d\'une conférence de presse donnée à l\'Hôtel de ville de Lyon, le 6 juin 2019. 

Municipales : les grands travaux reprennent avant les élections

Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national et député européen, invité de franceinfo le 19 juin 2019

Municipales 2020 : "On a vocation à parler à un électorat de droite laissé orphelin", explique Jordan Bardella

Jean-Claude Gaudin en juin 2019. 

Municipales 2020 à Marseille : Jean-Claude Gaudin soutient Martine Vassal et un rassemblement entre LR et LREM

Stanislas Guerini, délégué général de La République en Marche (LREM), invité de France Inter mercredi 19 juin.

Le patron de LREM affirme qu'il va rencontrer Christian Estrosi et Jean-Luc Moudenc en vue des élections municipales à Nice et Toulouse

Le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella, mercredi 19 juin.

VIDEO. Réforme de l'assurance chômage : Jordan Bardella dénonce un "grand coup de rabot post-élections"

Thierry Solère à l\'Assemblée nationale, le 5 juin 2019.

Une dizaine de maires de droite des Hauts-de-Seine ont basculé dans le camp de Macron

Le ministre de l\'Agriculture Stéphane Travert, à l\'Elysée, le 23 mai 2018. 

Municipales : "Ce qui importe, c'est que ce soit des projets progressistes qui l'emportent", selon Stéphane Travert (LREM)

Stanislas Guérini, à l\'Elysée, le 17 décembre à Paris.

Municipales : LREM se met tranquillement en marche

Municipales à Paris : "On a besoin de porter le débat devant les citoyens", assure Cédric Villani (LREM)

Benjamin Griveaux lors de l\'annonce de sa candidature pour l\'investiture LREM à Paris, le 28 mars 2019.

Municipales : La République en marche déjà tournée vers le scrutin

Cédric Villani, député LREM de l\'Essonne, sur franceinfo lundi 17 juin 2019.

Elections municipales à Paris : "Une désignation de candidat, ce n’est pas juste un oral où il faut avoir une bonne note", lance le député LREM Cédric Villani

Le député Benjamin Griveaux dans les jardins de l\'Assemblée nationale, le 12 juin 2019.

Municipales : comment Benjamin Griveaux est en train de gagner la bataille de l'investiture LREM à Paris

Autoproclamé président par intérim au Venezuela, Juan Guaidó cherche à faire plier la \"dictature\" de Nicolas Maduro pour mettre en place des élections libres.

VIDEO. "Il y aura un changement au Venezuela" : Entretien avec le chef de l'opposition Juan Guaidó

Marine Le Pen à Paris le 26 mai 2019.

Élections municipales : Marine Le Pen a lancé la bataille

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, s\'exprime après que la liste du RN est arrivée en tête lors des élections européennes, le 26 mai 2019 à Paris. 

RN : Sébastien Chenu veut rassembler ceux qui ne veulent pas "se faire vassaliser par Macron"

Éric Coquerel, député LFI

"Il y a des choses à améliorer" à La France insoumise, admet Eric Coquerel

Des chasseurs à l\'ouverture de la chasse, à Lamnay (Sarthe), le 24 septembre 2017.

Les chasseurs, une manne électorale pour le parti de la majorité

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, s\'exprime après que la liste du RN est arrivée en tête lors des élections européennes, le 26 mai 2019 à Paris. 

Politique : le RN et LREM mettent le cap sur les municipales

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, s\'exprime après que la liste du RN est arrivée en tête lors des élections européennes, le 26 mai 2019 à Paris. 

Municipales : Marine Le Pen se dit prête à "discuter" avec les militants de LR et les anti-Macron

Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement, lors d\'une conférence de presse à l\'issue d\'un conseil des ministres, le 6 mars 2019 au palais de l\'Elysée, à Paris. 

Municipales à Paris : Benjamin Griveaux "ne comprend pas" que quatre de ses rivaux à LREM réclament une "consultation citoyenne"

Jordan Bardella, le soir de l\'annonce des résultats des élections européennes, le 26 mai 2019.

Jordan Bardella promu vice-président du Rassemblement national après la victoire de sa liste aux élections européennes

Mounir Mahjoubi (à gauche)et Benjamin Griveaux à la sortie de l\'Elysée, le 25 octobre 2017, à Paris.

Municipales à Paris : des référents LREM défendent le mode de désignation du candidat du parti

Cédric Villani, député de l\'Essonne et candidat à la l\'investiture LREM pour les élections municipales à Paris.

Municipales à Paris : "Il ne s'agit pas de faire des primaires qui divisent", explique le député LREM Cédric Villani après une tribune pour "une consultation citoyenne"

Les locaux du Rassemblement national à Nanterre.

Conseil national du RN : le parti veut "s'implanter territorialement pour montrer une crédibilité"

Six candidats briguent l\'investiture LREM pour les élections municipales à Paris, en mars 2020. 

Municipales à Paris : quatre adversaires de Benjamin Griveaux à LREM réclament une "consultation citoyenne"

Photo d\'illustration. La Commission européenne a détecté une désinformation \"soutenue\" par des \"sources russes\" pendant les élections européennes, annonce-t-elle le 14 juin 2019 dans un rapport.

Comment des "fake news" russes ont tenté d'influer sur les élections européennes

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Enjeux des municipales 2020

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, devrait, selon toute vraisemblance, reculer. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont d'ores et déjà décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se présenteront pas sous l'étiquette LR. Le parti risque donc de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

LREM fait face à des cas épineux à Paris et dans d'autres grandes villes, comme Lyon ou Nice (Alpes-Maritimes). A Lyon, Gérard Collomb et David Kimelfeld, qui dirige la métropole, n’ont pas encore noué d’alliance, même si leur conflit ouvert semble apaisé. A Paris, Benjamin Griveaux est officiellement investi par LREM mais devra composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot s'est déjà déclaré candidat.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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