Elections municipales 2020

Les titres

Marine Le Pen, présidente du Front national, et Louis Aliot, tête de liste FN aux régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le 2 décembre 2015 à Nîmes (Gard). 

Régionales 2015 : retour sur quarante ans de progression du Front national

Jean-Pierre Masseret, candidat PS dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, à la sortie de bureau de campagne à Maizières-les-Metz (Moselle), le 7 décembre 2015.

Régionales 2015 : Masseret va-t-il aller jusqu'au bout ?

Jean-Pierre Masseret, candidat PS dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 6 décembre 2015.

Régionales 2015 : Jean-Pierre Masseret se maintient dans le Grand-Est

Sophie Montel, candidate du FN dans la législative partielle du Doubs, le 8 février 2015, à Allenjoie.

Régionales 2015 : qui sont les électeurs FN de Bourgogne ?

Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste FN en Paca, le 6 décembre 2015 au Pontet (Vaucluse).

Régionales 2015 : le succès de Marion Maréchal-Le Pen

Laurent Wauquiez (LR) à Saulce-sur-Rhône, le 30 octobre 2015.

Régionales 2015 : Laurent Wauquiez a séduit la région Rhône-Alpes

Nicolas Sarkozy sur le plateau du JT de France 2 le 7 décembre 2015

Régionales 2015 : la stratégie de Nicolas Sarkozy remise en cause

La présidente du Front nationale Marine Le Pen à Hénin-Beaumont après l\'annonce des résultats des régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le 6 décembre 2015.

Régionales 2015 : Marine Le Pen en pôle position

Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste FN en Provence-Alpes-Côte d\'Azur, le 6 décembre 2015, au Pontet (Vaucluse), lors du premier tour des élections régionales.

Régionales 2015 : pourquoi ils ont préféré le FN aux Républicains ?

Le ministre de la Défense et candidat à la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, le 24 octobre 2015.

Régionales 2015 : Jean-Yves Le Drian confiant

 Marine Le Pen le 6 décembre 2015 à Henin-Beaumont.

VIDEO. Marine Le Pen : "Je serai présidente de région jusqu'à ce que je sois élue présidente de la République"

Pierre de Saintignon annonce le retrait de la liste socialiste pour les régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, lors d\'une conférence de presse à Lille (Nord), le 6 décembre 2015.

Régionales 2015 : les électeurs de gauche vont-ils voter à droite ?

L\'acteur et réalisateur Dany Boon le 20 février 2015 au théâtre du Châtelet à Paris lors de la 40e cérémonie des César.

Régionales : Dany Boon appelle ses "biloutes" à ne pas voter pour le FN en Nord-Pas-de-Calais-Picardie

Pierre de Saintignon, candidat PS aux élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, à Lille (Nord), au soir du premier tour, le 6 décembre 2015.

Régionales 2015 : la gauche ne participera pas au second tour dans le nord

Marion Maréchal-Le Pen, tête de liste FN en Paca, le 6 décembre 2015 au Pontet (Vaucluse).

Régionales 2015 : le FN engrange un score historique

Une militante PS en larmes, dimanche 6 décembre, après les résultats du premier tour des élections régionales et la déroute de la gauche. 

Régionales : les membres de la liste PS cherchent à reprendre leur souffle après "ce coup de poing dans l'estomac"

Le président PS du conseil régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret, le 6 décembre 2015.

Tarzan, marathon et flair politique : qui est Jean-Pierre Masseret, le rebelle socialiste du Grand Est ?

Nicolas Sarkozy lors d\'un meeting des Républicains le 2 décembre 2015 à Saint-Jean-Le-Blanc (Loiret). 

Régionales 2015 : la stratégie des Républicains peut-elle tenir ?

Le président des Républicains Nicolas Sarkozy lors d\'un discours au soir du premier tour des régionales, à Paris, le 6 décembre 2015. 

Élections régionales 2015 : ni retrait, ni fusion pour Les Républicains

Un bureau de vote à Lille (Nord) le 29 mars 2015.

Élections régionales 2015 : le vote des Français à la loupe

Jean-Pierre Masseret, candidat PS dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, à la sortie de bureau de campagne à Maizières-les-Metz (Moselle), le 7 décembre 2015.

Élections régionales 2015 : Jean-Pierre Masseret (PS) refuse de se retirer

Jean-Pierre Masseret, candidat PS dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, à la sortie de bureau de campagne à Maizières-les-Metz (Moselle), le 7 décembre 2015.

Régionales 2015 : le PS se déchire dans le Grand-Est

Pierre de Saintignon réagit à l\'annonce du score de sa liste PS, arrivée troisième au premier tour des élections régionales, le 6 décembre 2015, à Lille (Nord).

Régionales 2015 : défaite historique pour le PS dans le Nord

Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, le 6 décembre 2015, à Paris.

Régionales 2015 : "La droite a la gueule de bois"

La candidate Les Républicains, Valérie Pécresse, le 3 décembre 2015 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

Régionales : pas de désistement en Ile-de-France

Jean-Yves Le Drian, le 28 octobre 2015. 

Régionales 2015 : Jean-Yves le Drian sauve le PS en Bretagne

Dimanche 6 décembre, les Français sont appelés aux urnes pour le premier tour des élections régionales.

Régionales 2015 : triangulaire compliquée en Rhône-Alpes-Auvergne

Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, le 6 décembre 2015, à Paris.

Régionales 2015 : Les Républicains font bloc autour de Nicolas Sarkozy

La tête de liste socialiste en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Jean-Pierre Masseret, dans un bureau de vote de Metz (Moselle) dimanche 6 décembre 2015.

Régionales 2015 : "ni retrait, ni fusion", avait annoncé Jean-Pierre Masseret

Le généticien Axel Kahn, le 14 avril 2015, à Paris.

Régionales : "Le retrait des listes PS face au FN est insensé", s'indigne Axel Kahn

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Enjeux des municipales 2020 en plein coronavirus

Les élections municipales de 2020 se déroulent dans un contexte de crise sanitaire avec l'épidémie de Covid-19. Si le premier tour s'est bien tenu le 15 mars, le second tour, qui devait être organisé le dimanche suivant, le 22 mars, a finalement été reporté au 28 juin. Dans les quelque 5 000 communes françaises qui n'ont pas élu leur conseil municipal dès le premier tour, les candidats font campagne à distance, en évitant les grandes réunions publiques et les poignées de main. L'abstention, forte au premier tour (plus de 55%), est un enjeu pour le second tour.

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

Les résultats du premier tour n'ont toutefois pas tourné à leur avantage et LREM fait face à des cas épineux. A Lyon, Gérard Collomb s'est allié à LR au second tour. A Paris, Benjamin Griveaux a dû renoncer après la publication en ligne d'une vidéo intime. Sa remplaçante, l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, doit composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place. A Marseille, LREM a été écrasé au premier tour par une alliance de gauche menée par Michèle Rubirola Blanc et par la candidate des Républicains, Martine Vassal, qui succède au maire sortant Jean-Claude Gaudin. 

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, espère se maintenir. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se sont pas présentés sous l'étiquette LR. Le parti risque aussi de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot est arrivé en tête au premier tour.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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