Elections Régionales et Départementales 2021

Les titres

Christian Estrosi et Xavier Bertrand saluent des militants lors des voeux de l\'UMP à Nice (Alpes-Maritimes), le 17 janvier 2010.

Politique : vers un rapprochement de la droite et la gauche ?

François Hollande arrive au Conseil européen, à Bruxelles, le 17 décembre 2015.

François Hollande en déplacement avec Xavier Bertrand dans le Nord

Jean-Guy Talamoni prononce un discours après son élection à la tête de l\'Assemblée de Corse, à Ajaccio, jeudi 17 décembre 2015. 

Pour Talamoni, élu président de l'assemblée de l'île, "la Corse n'est pas un morceau d'un autre pays"

Des enveloppes contenant des bulletins de vote photographiées dans un bureau de vote du Pré-Saint-Gervais, près de Paris, lors du second tour des élections régionales, le 13 décembre 2015.

Régionales : les conseillers sortants font leurs cartons

Claude Bartolone après l\'annonce de sa défaite aux élections régionales en Ile-de-France, dimanche 13 décembre 2015. 

Après sa défaite, Claude Bartolone démissionne de son mandat de conseiller régional en Ile-de-France

Manuel Valls, à l\'Assemblée nationale, le mardi 15 décembre 2015.

Gauche et droite peuvent-elles vraiment travailler ensemble en France ?

Le président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Xavier Bertrand, lors d\'une visite du président de la République à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), le 17 décembre 2015.

VIDEO. François Hollande et Xavier Bertrand inaugurent un monument célébrant la fraternisation des soldats en 1914

Le député de l\'Oise (Les Républicains) Eric Woerth à l\'Assemblée, le 14 octobre 2015.

A peine élu, Eric Woerth démissionne du conseil régional de Nord-Pas-de-Calais-Picardie

4 Vérités. Pour Nicolas Dupont-Aignan, le PS et les Républicains "n'ont tiré aucune leçon des régionales"

Christian Estrosi et Xavier Bertrand saluent des militants lors des voeux de l\'UMP à Nice (Alpes-Maritimes), le 17 janvier 2010.

Régionales : deux tiers des voix PS se sont reportées sur Estrosi et Bertrand au second tour

1 910 conseillers régionaux ou territoriaux ont été élus lors des élections du 6 et du 13 décembre 2015.

INFOGRAPHIE. Plus à droite, mais pas plus jeunes : qui sont les nouveaux conseillers régionaux ?

4 Vérités : Juppé et Macron pourraient travailler ensemble, affirme Morin

Nathalie Kosciusko-Morizet, le 9 décembre 2015 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

NKM : "Le bon timing pour se lancer, c'est le printemps"

Pierre Moscovici à Bruxelles (Belgique), le 7 décembre 2015.

VIDEO. Pour Pierre Moscovici, la gauche et la droite doivent accepter l'idée d'une coalition face au FN

Des enveloppes contenant des bulletins de vote photographiées dans un bureau de vote du Pré-Saint-Gervais, près de Paris, lors du second tour des élections régionales, le 13 décembre 2015.

Régionales : savez-vous ce qu'a promis votre nouveau président de région ?

L\'ancien président Nicolas Sarkozy et le maire de Bordeaux, Alain Juppé, lors d\'un meeting de campagne à Limoges, le 14 octobre 2015.

Présidentielle : Juppé ou Sarkozy largement gagnants contre Marine Le Pen, selon un sondage

Julien Vaillant (à gauche) et Jean-Pierre Masseret en campagne sur le marché de Pompey (Meurthe-et-Moselle), le 15 octobre 2015.

Régionales dans le Grand Est : un socialiste favorable au retrait de la gauche explique pourquoi il siégera quand même

Christian Estrosi (Les Républicains), vainqueur des régionales en Paca, le 13 décembre 2015 à Nice (Alpes-Maritimes).

Régionales : certains élus font leurs cartons, d'autres emménagent

Le président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, et Christian Estrosi, le maire de Nice, le 2 juillet 2015 à Chateaurenard (Bouches-du-Rhône).

"Plus on va à droite, plus on fait monter le FN" : Estrosi prend ses distances avec Sarkozy

Marion Maréchal-Le Pen à Marseille (Bouches-du-Rhône), le soir du second tour des élections régionales, le 13 décembre 2015.

Le FN compte désormais plus de conseillers régionaux que le PS

Xavier Bertrand, le 12 septembre 2015 au Touquet (Pas-de-Calais), lors du campus des Républicains.

Xavier Bertrand renonce à la primaire à droite pour se concentrer sur sa région

L\'élue EELV Sophie Camard à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 7 novembre 2015.

Cambriolages, désordre... Une ancienne élue EELV dénonce une "ambiance de fin de règne" au siège de la région Paca

Manuel Valls à l\'Assemblée nationale, le 25 novembre 2015.

VIDEO. "Les polémiques, elles sont derrière nous" : Valls défend Bartolone après les propos sur Pécresse et la "race blanche"

La présidente du Front national, Marine Le Pen, lors d\'un meeting à Nice, le 27 novembre 2015.

INFOGRAPHIE. Depuis 2012, le FN a multiplié par 11 son nombre d'élus

Régionales : "On assiste à la mort du clivage gauche-droite"

Le nationaliste Gilles Simeoni (au centre) est élu maire de Bastia (Haute-Corse), le 30 mars 2014.

Régionales : que va changer la victoire des nationalistes pour la Corse ?

Chômage : Manuel Valls promet des annonces en janvier

La tête de liste socialiste Claude Bartolone réagit à sa défaite aux régionales le dimanche 13 décembre 2015.

Bartolone reconduit à la tête de l'Assemblée nationale par le groupe socialiste

4 Vérités : Bartolone ne doit plus présider l'Assemblée nationale, estime Le Maire

Les Républicains : Nathalie Kosciusko-Morizet évincée de la direction

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Enjeux des élections régionales et départementales 2021 en plein coronavirus

Les élections départementales et régionales 2021 se déroulent dans un contexte de crise sanitaire avec l'épidémie de Covid-19. Si le premier tour s'est bien tenu le 15 mars, le second tour, qui devait être organisé le dimanche suivant, le 22 mars, a finalement été reporté au 28 juin. Dans les quelque 5 000 communes françaises qui n'ont pas élu leur conseil municipal dès le premier tour, les candidats font campagne à distance, en évitant les grandes réunions publiques et les poignées de main. L'abstention, forte au premier tour (plus de 55%), est un enjeu pour le second tour.

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

Les résultats du premier tour n'ont toutefois pas tourné à leur avantage et LREM fait face à des cas épineux. A Lyon, Gérard Collomb s'est allié à LR au second tour. A Paris, Benjamin Griveaux a dû renoncer après la publication en ligne d'une vidéo intime. Sa remplaçante, l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, doit composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place. A Marseille, LREM a été écrasé au premier tour par une alliance de gauche menée par Michèle Rubirola Blanc et par la candidate des Républicains, Martine Vassal, qui succède au maire sortant Jean-Claude Gaudin. 

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, espère se maintenir. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se sont pas présentés sous l'étiquette LR. Le parti risque aussi de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot est arrivé en tête au premier tour.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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