Elections municipales 2020

Les titres

 Philippe Baudrin, le maire de Maing, dans le Nord, s\'est fait agresser le 20 août dernier et a accepté de témoigner. 

Témoignages : des maires agressés racontent

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, lors d\'un discours à Frejus (Var), le 15 septembre 2019.

VIDEO. Présidentielle 2022 : "Les Français peuvent compter sur moi", assure Marine Le Pen

Roshdy Zem est Idder Chaouch, élu Président de la République dans la série de Canal +

L'empire des séries. "Les Sauvages" : et si la France élisait un président issu de l'immigration algérienne

Le député LREM Cédric Villani, candidat pour les élections municipales parisiennes, le 6 septembre 2019 à Paris.

Municipales à Paris : Cédric Villani sera tête de liste dans le 14e arrondissement

Le 21 septembre 2000, sur France 3.

Chirac ou l'art de la petite phrase

Jacques Chirac, pensif à Krasnoznamensk (Russie), le 3 avril 2004.

"Il y a une digue qu'on ne franchit pas, entre le FN et la droite"

Le président du Front National et candidat à l\'élection présidentielle, Jean Marie Le Pen, réagit après l\'annonce des premières estimations des résultats du premier tour des élections, le 21 avril 2002 à Saint-Cloud au quartier général du Front National. 

Avril 2002 : le paroxysme du combat entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen

Emmanuel Macron lors d\'une conférence de presse au siège de l\'ONU, à New York (Etats-Unis), le 24 septembre 2019.

La visite d’Emmanuel Macron et sa femme Brigitte auprès de la famille Chirac

Benjamin Grivaux, candidat à la mairie de Paris, inaugure sa première réunion publique \"Quartiers libres\", dans le 20e arrondissement de Paris, le 25 septembre 2019.

"Le maire, c'est celui qui est à portée de baffes" : la première réunion publique de Benjamin Griveaux pour les municipales perturbée par des opposants

Renaud Muselier, président Les Républicains de la région Sud, invité du \"8.30 franceinfo\", jeudi 26 septembre 2019. 

Municipales : "Je suis président de région et on ne peut pas tout avoir, tout vouloir", explique Renaud Muselier

Donald Trump lors d\'un meeting en marge du sommet de l\'ONU à New York (Etats-Unis), le 24 septembre 2019. 

Donald Trump a-t-il trahi l’Amérique ?

Jean-Marie Le Pen dans sa maison à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), le 10 janvier 2019. 

Jean-Marie Le Pen publie le 2e tome de ses Mémoires

David Belliard lors du lancement de sa campagne à la Bellevilloise à Paris. 

"Je préfère la volonté au manque de notoriété" : EELV lance sa campagne pour les municipales à Paris avec David Belliard, peu connu du grand public

Stanislas Guerini, le patron de LREM, lors d\'un déplacement à Bordeaux (Gironde), le 8 septembre 2019.

Municipales : LREM exclut un candidat pour "dissidence", une première

David Kimelfeld, sur franceinfo, le 22 septembre 2019.

Municipales à Lyon : "Il faut sortir de ce débat entre Gérard Collomb et moi-même", déclare le candidat David Kimelfeld

Anne Hidalgo, maire de Paris, le 23 septembre 2019.

VIDEO. Saleté à Paris : "C'est un problème d'éducation", affirme Anne Hidalgo

Des poubelles entassées en raison d\'une grève, le 10 juin 2016, dans le centre de Paris.  

Pour le journal "The Guardian", Paris est l'une des villes les plus sales d'Europe

Emmanuel Macron a durci le ton sur la question migratoire, à 15 jours d\'un débat sur l\'immigration au Parlement. 

VIDEO. Emmanuel Macron se confie au magazine américain "Time"

Eric Woerth, invité de franceinfo le 19 septembre 2019.

VIDEO. Municipales 2020 : Patrick Balkany "ne doit pas se représenter", selon Eric Woerth

Condamné il y a vingt-trois ans pour corruption, l\'ancien maire de Grenoble (Isère) Alain Carignon, 70 ans, annonce sa candidature officielle pour les prochaines élections municipales.

Grenoble : Alain Carignon fait son retour et brigue la mairie

Un homme passe devant des affiches de campagne électorale portant les portraits du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche), chef du parti Likoud, et du général israélien à la retraite Benny Gantz (à droite), l\'un des chefs du parti politique bleu et blanc (Kahol Lavan), à Tel-Aviv le 3 avril 2019.

Israël : Benyamin Nétanyahou et Benny Gantz au coude-à-coude

Une vue de Paris en juin 2019. 

Périphérique, logement, transports... En vue des municipales, l'adjoint à l'urbanisme d'Anne Hidalgo donne sa vision du Paris du futur

Cédric Villani, Benjamin Griveaux, membres de La République en marche et candidats déclarés à la mairie de Paris

Municipales : à Paris, la guerre de la com' entre Villani et Griveaux

Le député LREM Cédric Villani, le 4 septembre 2019 à Paris.

Municipales : "Ce qui est mortel en politique, c'est la division", lance Emmanuel Macron face à Cédric Villani

France 2 a suivi le quotidien d\'Hélène Tournadre et Élisabeth Dumont, deux maires qui conjuguent activité professionnelle, rôle d\'élue et vie de famille.

Maires : la difficile équation des femmes élues

Patrick Le Hyaric

Municipales : Patrick Le Hyaric, PDG du groupe L'Humanité, prône un rassemblement des forces de gauche et écologistes

La présidente du RN, Marine Le Pen, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), le 8 septembre 2019.

RN : Marine Le Pen fait sa rentrée politique dans le Var

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, le 15 septembre 2019, lors de sa rentrée politique à Fréjus (Var).

Municipales : pour Marine Le Pen, "les fusions de listes sont parfaitement possibles au second tour"

Des maires au 100e Congrès des maires de France, le 21 novembre 2017 à Paris

Politique : ces maires qui décident d'arrêter

Marine Le Pen, le 8 septembre 2019 lors d\'un déplacement dans le Pas-de-Calais.

Politique : Marine Le Pen lance la bataille des municipales

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Enjeux des municipales 2020

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, devrait, selon toute vraisemblance, reculer. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont d'ores et déjà décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se présenteront pas sous l'étiquette LR. Le parti risque donc de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

LREM fait face à des cas épineux à Paris et dans d'autres grandes villes, comme Lyon ou Nice (Alpes-Maritimes). A Lyon, Gérard Collomb et David Kimelfeld, qui dirige la métropole, n’ont pas encore noué d’alliance, même si leur conflit ouvert semble apaisé. A Paris, Benjamin Griveaux est officiellement investi par LREM mais devra composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot s'est déjà déclaré candidat.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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