Elections municipales 2020

Les titres

Mazingarbe (à gauche) et le Touquet-Paris-Plage (à droite), fin janvier 2020.

Municipales 2020 : bienvenue dans les deux villes du Pas-de-Calais où LREM et le RN enregistrent leurs meilleurs scores nationaux

Benjamin Griveaux annonce qu\'il renonce à se présenter aux élections municipales à Paris, le 14 février 2020, après la diffusion de vidéos privées à caractère sexuel.

Vidéos privées attribuées à Benjamin Griveaux : "On a besoin de proximité, mais on ne veut pas savoir ce qu'il y a sous les vêtements des politiques"

L\'ancien siège de La République en marche dans le 15e arrondissement de Paris, le 5 septembre 2017 (photo d\'illustration).

Retrait de Benjamin Griveaux : une commission nationale d'investiture réunie samedi pour désigner son successeur

Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement, lors d\'une conférence de presse à l\'Elysée, à Paris, le 6 mars 2019. 

Renoncement de Benjamin Griveaux : une affaire privée ou politique ?

Benjamin Griveaux, alors secrétaire d\'Etat auprès du ministre de l\'Economie et des Finances, le 28 juillet 2017.

Renoncement de Benjamin Griveaux : des vidéos en questions

Benjamin Griveaux, à Paris, le 14 février 2020, annonçant qu\'il se retire de la course à la mairie de capitale française.

Municipales : Benjamin Griveaux renonce à sa candidature à Paris

Mounir Mahjoubi (à gauche)et Benjamin Griveaux à la sortie de l\'Elysée, le 25 octobre 2017, à Paris.

Retrait de Benjamin Griveaux : qui pour lui succéder ?

L\'artiste russe Piotr Pavlenski le 11 novembre 2013 à Moscou.

Benjamin Griveaux : qui se cache derrière la publication d'images intimes du candidat ?

L\'ancien candidat à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, le 11 septembre 2019 à Paris.

Retrait de Benjamin Griveaux : cette affaire est-elle le signe d'une nouvelle ère politique ?

Le président de la République, Emmanuel Macron, signe trois textes de loi, le 30 décembre 2017, à l\'Elysée, à Paris, aux côtés de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.

Municipales à Paris : Benjamin Griveaux, le pari raté d'Emmanuel Macron

Les informés du 14 février 2020.

Après la fuite d'une vidéo intime, Benjamin Griveaux abandonne la campagne des municipales... Les informés du 14 février

Parmi les commentaires entendus après les publications de vidéos intimes concernant Benjamin Griveaux, figure celui d\'une américanisation de la vie politique. À raison ?

États-Unis : politique, scandales et démissions

Mounir Mahjoubi (à gauche)et Benjamin Griveaux à la sortie de l\'Elysée, le 25 octobre 2017, à Paris.

Municipales à Paris : quel candidat pour LREM ?

Benjamin Griveaux, à Paris, le 14 février 2020, annonçant qu\'il se retire de la course à la mairie de capitale française.

RECIT. D'une fuite sur un site pornographique à un abandon la gorge serrée, les 48 heures qui ont fait tomber Benjamin Griveaux

L\'ancien candidat à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, le 13 février 2020 à Paris.

Retrait de Benjamin Griveaux : une onde de choc dans le monde politique

Benjamin Griveaux lors de l\'annonce de son retrait de la campagne municipale parisienne, le 14 février 2020

Municipales : Benjamin Griveaux renonce à Paris

Cédric Villani, candidat à la mairie de Paris, lors d\'un meeting, mardi 11 février 2020 à Paris.

DIRECT. Retrait de Benjamin Griveaux : "La politique, ça ne devrait pas être ça", estime Cédric Villani, candidat à la mairie de Paris

Benjamin Griveaux (au centre) entouré par ses têtes de liste pour les différents arrondissements de Paris, jeudi 13 février 2020.

Municipales à Paris : "tristes, mais pas abattus", les soutiens de Griveaux se cherchent une nouvelle tête de liste

Vue sur Paris et la Seine, le 25 avril 2019.

Municipales 2020 à Paris : le mode d'emploi pour comprendre le scrutin dans la capitale

Benjamin Griveaux lors de son annonce de renoncement à la candidature à la mairie de Paris, le 14 février 2020.

"Américanisation de la vie politique", "nausée"... La classe politique s'indigne de la diffusion des vidéos attribuées à Benjamin Griveaux

Benjamin Griveaux, le 14 février 2020, au siège de l\'AFP à Paris.

Retrait de Benjamin Griveaux : l'ancien candidat aux municipales va porter plainte

L\'ancien candidat à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, le 11 septembre 2019 à Paris.

Retrait de Benjamin Griveaux : les réactions politiques

L\'ancien candidat à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, le 13 février 2020 à Paris.

Retrait de Benjamin Griveaux : qui pour lui succéder aux municipales ?

L\'ancien candidat LREM à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, annonce qu\'il retire sa candidature, dans un enregistrement vidéo effectué le 14 février 2020 au siège de l\'AFP dans la capitale.

Municipales à Paris : Benjamin Griveaux renonce

L\'artiste russe Piotr Pavlenski, le 14 février 2020 à Paris.

Retrait de Benjamin Griveaux : les justifications de Piotr Pavlenski, l'artiste qui revendique la publication des vidéos

La ministre de la Santé, Angès Buzyn, à Matignon le 8 février 2020 à Paris.

Municipales à Paris : quel candidat pour LREM ?

Benjamin Griveaux lors de l\'annonce de son retrait de la campagne municipale parisienne, le 14 février 2020

"C'est comme ça que l'on va faire de la politique désormais" : pour les spécialistes, l'affaire Griveaux marque le début d'une nouvelle ère

Rachida Dati. 

"Les boules puantes sont démultipliées par les réseaux sociaux" : Rachida Dati réagit au retrait de Benjamin Griveaux

L\'ancien candidat à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux, le 13 février 2020 à Paris.

Retrait de Benjamin Griveaux : le soutien de l'ensemble de la classe politique

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Enjeux des municipales 2020

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, devrait, selon toute vraisemblance, reculer. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont d'ores et déjà décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se présenteront pas sous l'étiquette LR. Le parti risque donc de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

LREM fait face à des cas épineux à Paris et dans d'autres grandes villes, comme Lyon ou Nice (Alpes-Maritimes). A Lyon, Gérard Collomb et David Kimelfeld, qui dirige la métropole, n’ont pas encore noué d’alliance, même si leur conflit ouvert semble apaisé. A Paris, Benjamin Griveaux est officiellement investi par LREM mais devra composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot s'est déjà déclaré candidat.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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