Elections municipales 2020

Les titres

Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, au ministère de l\'Intérieur à Paris, le 13 mars 2020.

“Pas de campagne sur le terrain, sur le marché, à domicile…” : le président du Conseil scientifique revient sur ses recommandations pour l’organisation du second tour des municipales

Un électeur lors du premier tour des élections municipales, à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), le 15 mars 2020

Second tour des municipales : il faut "encore une bonne dizaine de jours pour qu'on ait une idée de la circulation du virus", affirme le Conseil scientifique

Une femme vote lors du premier tour des élections municipales à Nice (Alpes-Maritimes), le 15 mars 2020.

Municipales : un second tour des élections sous protection maximum

Vikash Dhorasoo invité de franceinfo 

Vrai ou Fake : quand Vikash Dhorasoo se trompe en s'interrogeant sur le bien-fondé du confinement

Des affiches présentant les candidats au premier tour des municipales à Paris, le 14 mars 2020.

Municipales : vers un second tour le 28 juin ?

Le premier tour des élections municipales à Lyon, le 15 mars 2020.

Municipales : le Conseil scientifique rend son avis

Edouard Philippe, le 14 mai 2020, à Matignon.

Second tour des municipales : ce que dit le rapport du Conseil scientifique et ce que prépare le gouvernement

Agnès Le Brun, le 19 novembre 2019.

Second tour des municipales fin juin : "Probablement qu'aucune solution ne sera une très bonne solution", selon l'Association des Maires de France

Gérard Larcher, président Les Républicains du Sénat, sur franceinfo mercredi 18 décembre.

Municipales, commission d'enquête au Sénat, organisation de l'hôpital... Le "8h30 franceinfo" de Gérard Larcher

Le président de l\'Assemblée nationale Richard Ferrand lors des débats sur la réforme des retraites dans l\'hémicycle, le 17 février 2019 à Paris.

Richard Ferrand (LREM) "considère que la majorité a toujours la majorité"

Illustration bureau de vote, premier tour des élections munipales, le 15 mars 2020

Vidéos. Municipales : second tour en juin ? le sujet qui divise les maires

Gérard Larcher, président Les Républicains du Sénat, sur franceinfo mercredi 18 décembre.

Commission d’enquête du Sénat sur la crise sanitaire du Covid-19 : "Nous allons poser des questions à tout le monde" promet Gérard Larcher

Gérard Larcher, président Les Républicains du Sénat, sur franceinfo mercredi 18 décembre.

Second tour des municipales fin juin : "C’est à l’exécutif de décider", estime Gérard Larcher

En pleine épidémie de coronavirus, une électrice dépose son bulletin dans une urne lors des élections municipales à Lyon

Élections municipales : des passations de pouvoir difficiles

Le premier tour des élections municipales à Lyon, le 15 mars 2020.

Municipales : les Français pourront-ils voter avant cet été ?

Un bureau de vote, le 15 mars 2020 à Paris, à l\'occasion du premier tour des élections municipales.

Municipales : le second tour aura-t-il lieu en juin ?

Un bureau de vote à Paris, lors du premier tour des élections municipales, le 15 mars 2020.

Élections municipales : des transitions parfois difficiles

Un bureau de vote, le 15 mars 2020 à Paris, à l\'occasion du premier tour des élections municipales.

Municipales : le second tour pourrait avoir lieu fin juin

Arnaud Fontanet

Coronavirus : "On peut s'attendre à une deuxième vague, mais on n'en est pas encore là", selon le Pr Fontanet

Un bureau de vote à Paris, lors du premier tour des élections municipales, le 15 mars 2020.

Municipales : des élus réclament un second tour de l'élection dès le mois de juin

Le premier tour des élections municipales à Lyon, le 15 mars 2020.

Municipales : des maires réclament la tenue du deuxième tour en juin

Le premier tour des élections municipales à Lyon, le 15 mars 2020.

Municipales : une trentaine de maires réclame un second tour en juin

François Bayrou, invité sur France Inter, le 30 janvier 2019.

Élections municipales : "La raison, c'est de voter fin juin" pour le second tour, si les conditions sanitaires sont réunies, selon François Bayrou

Une personne dépose son bulletin dans l\'urne lors du premier tour des municipales, le 15 mars 2020, à Marseille.

Municipales : 36 maires de grandes villes appellent à un second tour en juin

L\'ancien ministre socialiste Stéphane Le Foll.

Municipales : "Si on reporte en septembre ou en octobre, ça veut dire que toute l'année 2020 sera perdue", met en garde Stéphane Le Foll

Louis Aliot, député du Rassemblement national des Pyrénées-Orientales, invité de franceinfo le 6 mars 2019.

Vacances d'été, polémique sur Sanofi, municipales... Le "8h30 franceinfo" de Louis Aliot

Louis Aliot, député du Rassemblement national des Pyrénées-Orientales, invité de franceinfo le 6 mars 2019.

Municipales : "Il faut purger ce second tour des élections au mois de juin, si la sécurité sanitaire est là", estime le RN Louis Aliot

La candidate LREM à la mairie de Paris, Agnès Buzyn, lors d\'un discours au siège de campagne, à Paris, le 15 mars 2020.

Municipales : "La candidature d’Agnès Buzyn à Paris n’est absolument pas remise en cause", affirme Stanislas Guerini

David Rachline, maire RN de Fréjus, sur franceinfo lundi 14 janvier 2019

Déconfinement : "Je crois que c'est raisonnable de rouvrir les plages aujourd'hui", déclare David Rachline, maire Rassemblement national de Fréjus

Un bureau de vote à Paris, lors du premier tour des élections municipales, le 15 mars 2020.

Déconfinement : à quand le second tour des municipales ?

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Enjeux des municipales 2020

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, devrait, selon toute vraisemblance, reculer. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont d'ores et déjà décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se présenteront pas sous l'étiquette LR. Le parti risque donc de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

LREM fait face à des cas épineux à Paris et dans d'autres grandes villes, comme Lyon ou Nice (Alpes-Maritimes). A Lyon, Gérard Collomb et David Kimelfeld, qui dirige la métropole, n’ont pas encore noué d’alliance, même si leur conflit ouvert semble apaisé. A Paris, Benjamin Griveaux est officiellement investi par LREM mais devra composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot s'est déjà déclaré candidat.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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