Elections municipales 2020

Les titres

Une photocopie de la une du quotidien \"Libération\" du 22 avril 2002, lors d\'une manifestation contre le Front national, place de la République à Paris, le 1er mai 2002.

Que sont devenus les manifestants descendus dans la rue contre le FN après le 21 avril 2002 ?

Marine Le Pen, le 18 septembre 2016.

Le plafond de verre "existe toujours parce que la peur du Front national existe plus que jamais"

Des militants dansent à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), le 23 avril 2017.

VIDEO. Présidentielle : trois moments gênants vus pendant la soirée du premier tour

Benjamin Lucas, le 14 janvier 2017.

Présidentielle : "Ma génération ne peut se résigner à avoir à arbitrer entre des versions différentes de la droite"

Plusieurs organisations se sont jointes à cette manifestation place de la République à Paris, lundi 24 avril, comme les syndicats étudiants et lycéens Unef, Fage, Fidl et UNL, ainsi que la CFDT.

Présidentielle : des centaines de personnes se rassemblent à Paris pour dire "non au FN"

François Fillon, le 23 avril 2017.

Élimination de François Fillon à la présidentielle : "Il va falloir mettre un grand coup de balai"

Le pupitre du Parti socialiste avant les voeux de son Premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, le 4 janvier 2017, à Paris. 

Présidentielle : "Il est probable qu'il y ait une mort du PS" après la claque reçue par Hamon

Dominique Reynié : Emmanuel Macron a profité du "délitement du système politique"

Débat entre Jean-Baptiste Lemoyne (EM) et Jordan Bardella (FN)

Débat entre Jean-Baptiste Lemoyne (EM) et Jordan Bardella (FN) sur le plateau de Julien Benedetto

L\'Instant politique présenté par Julien Benedetto et Gilles Bornstein sur Franceinfo.

L'Instant politique - Décryptage du duel Macron - Le Pen

Emmanuel Macron est arrivé en tête du premier tour de l\'élection présidentielle avec 24,01% des voix devant Marine Le Pen, qui a obtenu 21,30%, selon les résultats définitifs publiés lundi 24 avril par le ministère de l\'Intérieur.

Présidentielle : qui sont les électeurs d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen ?

Marine Le Pen sur le plateau de France 2, le 24 avril 2017. 

Marine Le Pen se met "en congé" de la présidence du Front national : "Je ne suis plus que la candidate à la présidentielle"

Manifestants contre Marine Le Pen et le Front National à Paris le 24 avril 2017 place de la République. 

Présidentielle : 11 organisations de jeunesse appellent à faire barrage au Front National "dans la rue et dans les urnes"

Le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, le 23 avril 2017, à Paris, au soir du premier tour de l\'élection présidentielle. 

Jean-Luc Mélenchon : une si belle défaite

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, lors d\'un meeting de Benoît Hamon, le 19 mars 2017 à Paris.

Présidentielle : une défaite historique pour le Parti socialiste

François Fillon arrive au siège des Républicains, lundi 24 avril 2017 à Paris.

Les Républicains : objectif législatives ?

François Hollande et Emmanuel Macron assistent à une présentation dans les jardins de l\'Elysée, à Paris, le 9 septembre 2014.

Présidentielle : François Hollande appelle à voter Emmanuel Macron

Emmanuel Macron, ci-contre en campagne d\'entre-deux-tours, le 23 avril 2017 au Parc des expositions à Paris. 

Présidentielle : l'agenda d'entre-deux-tours d'Emmanuel Macron

François Fillon, le 23 avril 2017 à Paris. 

François Fillon appelle à continuer le combat sans lui

Emmanuel Macron, le 16 janvier 2017 à Quimper (Finistère). 

Quimper : l'un des meilleurs scores d'Emmanuel Macron

Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont les deux candidats qualifiés pour le second tour de l\'élection présidentielle de 2017.

Présidentielle : deux visions de l'économie s'affrontent

 Marine Le Pen dans un marché de Rouvroy (Pas-de-Calais) le 24 avril 2017

Présidentielle : Marine Le Pen doit décrocher des électeurs

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, lors d\'une conférence de presse, le 24 avril 2017, rue de Solférino à Paris.

Présidentielle : est-ce la fin du Parti socialiste ?

Emmanuel Macron, le 23 avril 2017 au Parc des Expositions à Paris.

Présidentielle : Emmanuel Macron reste sur ses gardes

François Hollande lors de sa déclaration depuis l\'Elysée, lundi 24 avril 2017.

Présidentielle : le front républicain se constitue

François Fillon, le 23 avril 2017 à Paris. 

Bureau politique des Républicains : quelle atmosphère à droite ?

François Fillon arrive au siège des Républicains, lundi 24 avril 2017 à Paris.

Présidentielle : les Républicains face à la déroute de François Fillon

Meeting du candidat Les Républicains, François Fillon, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 11 avril 2017.

François Fillon : le désarroi des électeurs

Emmanuel Macron, le 18 octobre 2016 à Montpellier (Hérault).

Présidentielle : qui sont les électeurs d'Emmanuel Macron ?

Capture d\'écran montrant Marine Le Pen sur le plateau du journal de 20H de France 2, le 24 avril 2017

Marine Le Pen : "Nous allons gagner"

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Enjeux des municipales 2020

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, devrait, selon toute vraisemblance, reculer. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont d'ores et déjà décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se présenteront pas sous l'étiquette LR. Le parti risque donc de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

LREM fait face à des cas épineux à Paris et dans d'autres grandes villes, comme Lyon ou Nice (Alpes-Maritimes). A Lyon, Gérard Collomb et David Kimelfeld, qui dirige la métropole, n’ont pas encore noué d’alliance, même si leur conflit ouvert semble apaisé. A Paris, Benjamin Griveaux est officiellement investi par LREM mais devra composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot s'est déjà déclaré candidat.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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