Elections municipales 2020

Les titres

Des panneaux électoraux sont installés devant l\'hôtel de ville de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 13 mars 2015.

"Le vote musulman n'existe pas" : sur le terrain, les listes communautaristes aux municipales ne trouvent pas d’écho

François Bayrou, invité de \"Questions politiques\", dimanche 27 octobre.

VIDÉO. Municipales : "Il faut un plan B à Paris", estime François Bayrou

Municipales : l’attrait des politiques pour la cause animale

Louis Aliot est candidat à la mairie de Perpignan avec une liste sans étiquette.

"On va jouer gagnant" : à Perpignan, Louis Aliot favori des élections municipales

Thierry Breton, le 19 septembre 2019 à Angers (Maine-et-Loire).

Quatre choses à savoir sur Thierry Breton, le nouveau candidat de la France pour la Commission européenne

Yvan Lubraneski, maire des Molières (Essonne)

Essonne : un maire tente de révolutionner la vie politique

Stanislas Guérini était l\'invité de France Inter mardi 24 octobre. 

VIDEO. Municipales à Paris : "Benjamin Griveaux fait une bonne campagne de terrain", estime Stanislas Guerini

Manon Aubry au Parlement européen le 17 septembre 2019. 

Candidature de Thierry Breton à la Commission européenne : "Emmanuel Macron prend un nouveau risque", estime Manon Aubry

Julien Aubert, député LR du Vaucluse, était l\'invité de franceinfo le mercredi 23 octobre.

Pour les élections municipales de 2020, "ça va être difficile d'avoir plus de communes" qu'en 2014, reconnaît le député LR Julien Aubert

Des forces de l\'ordre face à des partisans du candidat à la présidentielle Carlos Mesa, à La Paz (Bolivie), le 21 octobre 2019.

La Bolivie en proie à de violents heurts

Louis Dauny, premier adjoint des Grands-Chézeaux en Haute-Vienne, fête son centième anniversaire. Une vie d\'homme investi pour sa commune.

Haute-Vienne : un maire adjoint est centenaire

L\'affiche de la liste RN pour les élections municipales avec, sur la gauche de l\'image, l\'incrustation d\'une photo de l\'Italienne Maria Falconieri issue d\'une banque d\'images.

Municipales : la jeune femme italienne ajoutée à son insu sur l'affiche du RN à Forbach menace de saisir la justice

Le vote blanc a dépassé les 8% des suffrages exprimés lors du second tour de l\'élection présidentielle, le 7 mai 2017.

Communautarisme : une liste politique fait débat

Un bureau de vote dans le 11e arrondissement de Paris, le 26 mai 2019, lors des élections européennes.

Municipales : un examen pour les candidats

Les époux Balkany, lors d\'un conseil municipal à Levallois-Perret, le 15 avril 2019.

Levallois-Perret : les époux Balkany pourront-ils se présenter aux municipales ?

Raphaël Glucksmann, sur le plateau de Questions politiques, le 20 octobre.

VIDEO. Jusqu'à présent, "on se réfugiait derrière le parapluie américain" mais maintenant "on se rend compte que papa est dingue", estime Raphaël Glucksmann

Gérard Collomb, invité de franceinfo, dimanche 20 octobre. 

VIDEO. Municipales à Lyon : Emmanuel Macron "m'a dit oui, je veux que tu sois candidat", affirme Gérard Collomb

Des messages de soutien aux époux Balkany devant l\'hôtel de ville de Levallois-Perret le 14 septembre 2019.

P. Balkany condamné pour blanchiment de fraude fiscale mais relaxé des faits de corruption : "Les Levalloisiens sont heureux de savoir que leur maire est honnête"

Les époux Balkany, lors d\'un conseil municipal à Levallois-Perret, le 15 avril 2019.

Municipales : les époux Balkany peuvent-ils se représenter ?

Le Parlement européen à Strasbourg, le 18 septembre 2019.

Brexit : les conseillers municipaux britanniques de France privés de municipales ?

Christian Estrosi lors de sa réélection au conseil municipal de Nice le 4 mai 2017.

Municipales 2020 à Nice : le bilan de Christian Estrosi salué par 8 habitants sur 10 selon un sondage

Christian Estrosi le 30 août 2019 à Bormes-les-Mimosas (Var).

Municipales : à Nice, le maire sortant Christian Estrosi est favoris au premier tour, selon un sondage

Le candidat RN aux municipales niçoises, Philippe Vardon, le 18 juin 2019, place Garibaldi.

Municipales à Nice : " Je ne suis plus du tout le même homme", clame Philippe Vardon

Le maire de Nice, Christian Estrosi, était l\'invité de franceinfo, dans les locaux de France Bleu Azur, jeudi 17 octobre 2019.

VIDEO. Municipales 2020 : "Ce n'est pas aujourd'hui que je le dirai", déclare Christian Estrosi, qui fait durer le suspense sur sa candidature

Centre de contrôle de la surveillance urbaine (CSU), le 26 avril 2016, à Nice.

Élections municipales à Nice : la sécurité, enjeu majeur du scrutin

Le boulevard périphérique à Paris, en 2015.

Embouteillage (de propositions) sur le périphérique

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, invité de franceinfo le 28 novembre 2016.

À droite, la présidentielle se prépare... sans LR

Les candidats LREM aux européennes, entourés du Premier ministre, lors d\'un meeting à Strasbourg (Bas-Rhin), le 11 mai 2019.

LREM : un maillage local difficile à construire pour les municipales

Six candidats briguent l\'investiture LREM pour les élections municipales à Paris, en mars 2020. 

Municipales : un défi de taille pour LREM ?

Le Premier ministre Edouard Philippe à l\'Hôtel Matignon le 18 juin 2019

Matignon réfléchit à des mesures contre les listes communautaires aux municipales

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Enjeux des municipales 2020

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, devrait, selon toute vraisemblance, reculer. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont d'ores et déjà décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se présenteront pas sous l'étiquette LR. Le parti risque donc de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

LREM fait face à des cas épineux à Paris et dans d'autres grandes villes, comme Lyon ou Nice (Alpes-Maritimes). A Lyon, Gérard Collomb et David Kimelfeld, qui dirige la métropole, n’ont pas encore noué d’alliance, même si leur conflit ouvert semble apaisé. A Paris, Benjamin Griveaux est officiellement investi par LREM mais devra composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot s'est déjà déclaré candidat.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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