Education : de l'ingérence des parents d'élèves

Puis ce sera le retour plus durable de l'anticyclone début juin, donc le week-end prochain. C'est un vieux conflit qui serait sans issue. Les professeurs estiment qu'ils sont de plus en plus victimes d'interventions, de protestations de la part des parents d'élèves. Les parents, eux, estiment que les enseignants seraient trop fermes. C'est le rituel du soir de chaque instituteur, la correction des cahiers. Emilie Marcq a 19 élèves de CE1. Lorsqu'elle leur donne un exercice de mathématiques, elle se méfie. Elle sait que ses remarques vont être lues par les parents d'élèves. Ils ne se priveront pas de lui dire ce qu'ils pensent de son cours. Le moindre exercice donne : "est-ce qu'il est essentiel ?", si l'enfant a échoué c'est que c'est mal expliqué. "Elle est vraiment exigeante celle-là", "il va falloir qu'elle vérifie ses programmes". Courriers, appels téléphoniques, remarques quotidiennes. Pour cette enseignante de 30 ans, l'intervention des parents n'est pas toujours facile à vivre. Dans l'idéal, on aimerait bien qu'on nous fasse confiance. Nous aussi, on a envie que les enfants réussissent. Ce manque de confiance, ça nous attriste. Certains enseignants tolèrent mal les remarques des parents. Ils exigent un droit de regard sur ce qui se passe en classe. L'enjeu c'est l'avenir professionnel de nos enfants, c'est leur insertion dans le monde et l'école ne répond pas. Le contexte économique fait qu'on a envie que nos enfants réussissent. Agnès Barthez est mère de deux collégiens. Quand ils étaient en primaire, elle surveillait tous leurs devoirs. Un jour, une enseignante a déchire en classe la copie de son fils, parce qu'elle l'estimait mal écrite. Je n'ai pas laissé passer. Qu'est-ce que vous lui avez dit. Que c'était des méthodes d'un autre temps, que c'était inadmissible, que c'était humiliant pour mon fils. Pour elle, c'est l'avenir de ses enfants qui en jeu. On souhaite que nos enfants fassent de belles études, qu'ils aient le choix du métier qu'ils voudront exercer. Même si ce n'est pas un métier prestigieux, qu'ils puissent choisir. Anthony Lozac'h est prof d'Histoire-Géographie en collège et syndicaliste. Cette exigence des parents, il la comprend. Selon lui, l'école est inaccessible a ceux qui n'en maîtrisent pas les codes. Il n'est pas toujours évident pour les familles de comprendre les méandres de l'Education nationale, surtout quand on rentre dans un processus d'orientation. Plus l'enfant avance dans la scolarité. Pour améliorer ce dialogue, de nombreux établissements organisent des réunions d'information et d'orientation, l'occasion de rassurer les parents et de dissiper les malentendus.

Puis ce sera le retour plus durable de l'anticyclone début juin, donc le week-end prochain.

C'est un vieux conflit qui serait sans issue. Les professeurs estiment qu'ils sont de plus en plus victimes d'interventions, de protestations de la part des parents d'élèves. Les parents, eux, estiment que les enseignants seraient trop fermes.

C'est le rituel du soir de chaque instituteur, la correction des cahiers. Emilie Marcq a 19 élèves de CE1. Lorsqu'elle leur donne un exercice de mathématiques, elle se méfie. Elle sait que ses remarques vont être lues par les parents d'élèves. Ils ne se priveront pas de lui dire ce qu'ils pensent de son cours.

Le moindre exercice donne : "est-ce qu'il est essentiel ?", si l'enfant a échoué c'est que c'est mal expliqué. "Elle est vraiment exigeante celle-là", "il va falloir qu'elle vérifie ses programmes".

Courriers, appels téléphoniques, remarques quotidiennes. Pour cette enseignante de 30 ans, l'intervention des parents n'est pas toujours facile à vivre.

Dans l'idéal, on aimerait bien qu'on nous fasse confiance. Nous aussi, on a envie que les enfants réussissent. Ce manque de confiance, ça nous attriste.

Certains enseignants tolèrent mal les remarques des parents. Ils exigent un droit de regard sur ce qui se passe en classe.

L'enjeu c'est l'avenir professionnel de nos enfants, c'est leur insertion dans le monde et l'école ne répond pas.

Le contexte économique fait qu'on a envie que nos enfants réussissent.

Agnès Barthez est mère de deux collégiens. Quand ils étaient en primaire, elle surveillait tous leurs devoirs. Un jour, une enseignante a déchire en classe la copie de son fils, parce qu'elle l'estimait mal écrite.

Je n'ai pas laissé passer. Qu'est-ce que vous lui avez dit.

Que c'était des méthodes d'un autre temps, que c'était inadmissible, que c'était humiliant pour mon fils.

Pour elle, c'est l'avenir de ses enfants qui en jeu. On souhaite que nos enfants fassent de belles études, qu'ils aient le choix du métier qu'ils voudront exercer. Même si ce n'est pas un métier prestigieux, qu'ils puissent choisir.

Anthony Lozac'h est prof d'Histoire-Géographie en collège et syndicaliste. Cette exigence des parents, il la comprend. Selon lui, l'école est inaccessible a ceux qui n'en maîtrisent pas les codes.

Il n'est pas toujours évident pour les familles de comprendre les méandres de l'Education nationale, surtout quand on rentre dans un processus d'orientation. Plus l'enfant avance dans la scolarité.

Pour améliorer ce dialogue, de nombreux établissements organisent des réunions d'information et d'orientation, l'occasion de rassurer les parents et de dissiper les malentendus.

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