Pour les étudiants, la rentrée 2018 coûtera 1,31% plus cher qu'en 2017, selon l'Unef

Des étudiants attendent une assemblée générale à l\'université de Nanterre (Hauts-de-Seine), le 15 mai 2018.
Des étudiants attendent une assemblée générale à l'université de Nanterre (Hauts-de-Seine), le 15 mai 2018. (GERARD JULIEN / AFP)

Selon l'enquête annuelle du syndicat étudiant, les deux principaux facteurs de la hausse sont l'augmentation des prix des loyers et des transports en commun. Près de la moitié des étudiants doivent trouver un emploi, en plus de leurs études, pour joindre les deux bouts.  

Loyers trop élevés, hausse des tarifs des transports en commun... Les étudiants n'ont pas fini de se serrer la ceinture. Le coût de la vie étudiante continue d'augmenter à quelques semaines de la rentrée universitaire, s'inquiète l'Unef, l'un des principaux syndicats étudiants, dans un rapport (PDF) publié lundi 20 août.

La rentrée 2018 coûtera 1,31% plus cher que celle de l'année dernière, qui était déjà en hausse (+2,09%), selon l'enquête annuelle du syndicat étudiant. Pour plus de la moitié des étudiants (56%), cette hausse dépasse le niveau de l'inflation, estimée en juin à 2% sur un an, souligne le rapport, dévoilé par RTL.

Un reste à charge en hausse de 129,59 euros

Après déduction des aides perçues (bourses, APL...), le reste à charge mensuel moyen pour un étudiant est de 837,72 euros. Il est en hausse de 129,59 euros en 2018, a calculé l'Unef. Les deux principaux facteurs de la hausse sont l'augmentation des prix des loyers – 54% du budget étudiant – et des transports en commun. 

Le syndicat constate que nombre d'étudiants n'ont pas d'autre choix que de compter sur des aides familiales ou de prendre un job étudiant. Près de la moitié des étudiants (46%) sont contraints de travailler en parallèle de leurs études, ce qui est la première cause d'échec à l'université, rappelle l'Unef.

Pour améliorer les conditions de vie des étudiants, le syndicat (classé à gauche) réclame notamment la revalorisation de 20% des bourses et des APL – gelées en 2018 – et l'élargissement du système d'aides alors que 73,5% des étudiants en sont exclus selon le syndicat.

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