La richesse débute à partir de 5 000 euros par mois, selon les Français

Les Français situent la barre de la richesse patrimoniale (patrimoine immobilier et financier) à partir de 500 000 euros, alors qu\'ils la fixaient à 1 million d\'euros en 2011, selon un sondage Odoxa pour \"Les Échos\", Radio Classique et FTI Consulting, publié le 24 juin 2015.
Les Français situent la barre de la richesse patrimoniale (patrimoine immobilier et financier) à partir de 500 000 euros, alors qu'ils la fixaient à 1 million d'euros en 2011, selon un sondage Odoxa pour "Les Échos", Radio Classique et FTI Consulting, publié le 24 juin 2015. (THOMAS EISENHUTH / ZB / AFP)

C'est le résultat d'un sondage Odoxa pour "Les Échos", Radio Classique et FTI Consulting.

La crise a changé le regard des Français sur la richesse. Alors qu'ils considéraient que l'on était riche à partir d'un revenu de 6 000 euros par mois en 2011, ce seuil est tombé à 5 000 euros de revenu médian mensuel en 2015, selon un sondage Odoxa pour Les Échos, Radio Classique et FTI Consulting, publié mercredi 24 juin.

Être riche, c'est une "bonne chose" mais c'est "mal perçu"

Le riche est "celui qui gagne en gros deux à trois fois plus que la personne interrogée", analyse Guillaume Granier, du groupe de conseil stratégique FTI Consulting. Autre signe de l'effet de la crise : les Français situent la barre de la richesse patrimoniale (patrimoine immobilier et financier) à partir de 500 000 euros, alors qu'ils la fixaient à 1 million d'euros en 2011.

Sur le "rapport complexe" qu'entretiennent les Français avec à l'argent, l'enquête souligne que 78% des personnes interrogées estiment qu'être riche est "mal perçu" en France, tandis qu'elles sont presque autant (72%) à déclarer que c'est une bonne chose de vouloir gagner de l'argent et s'enrichir.

Forte hausse du sentiment de déclassement social

Plus de la moitié des sondés (54%) considèrent que leur situation sociale est moins bonne que celle de leurs parents au même âge. Ils sont deux fois moins nombreux (27%) à estimer que leur situation est meilleure, et un peu moins d'un sur cinq à la juger "équivalente".

En 2002, ils étaient 55% à avoir le sentiment que leur situation était meilleure que celle de leurs parents et seulement 17% à estimer l'inverse.

Sondage réalisé par internet auprès d'un échantillon de plus de 1 000 personnes les 11 et 12 juin.

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