Vivarte, les syndicats craignent d'autres licenciements

(, La Halle aux Vêtements, verra la fermeture de 174 magasins sur 620 © maxppp)

Avec la fermeture de plus de 200 magasins dans le groupe Vivarte avec à la clé 1.600 postes supprimés, 400 emplois menacés dans le groupe HBI: les salariés du textile sont extrêmement inquiets ce mardi.

La direction du groupe Vivarte a annoncé la suppression de 1.600 postes. Principale enseigne touchée, La Halle aux Vêtements, verra la fermeture de 174 magasins sur 620.

Les emplois à temps partiel

Les syndicats craignent que le nombre de salariés touchés puisse être beaucoup plus important, du fait "des emplois à temps partiel", comme l’explique Karim Cheboub, secrétaire adjoint CGT au comité de groupe. "En équivalent temps plein, ça pourrait concerner 10 à 15% de salariés en plus".

Une inquiétude que partage la CFDT : "Ce n'est qu'une annonce, je pense que ce sera beaucoup plus massif" , explique son représentant Jean-Louis Alfred.

Le groupe est "à la merci de fonds de pension anglo-saxons qui sont spécialisés dans la spéculation" et n'ont pas l'esprit "entrepreneurial du tout ", regrette-t-il. "On va essayer de nous faire croire que c'est uniquement pour des raisons économiques (...) alors que c'est uniquement la politique des actionnaires ", ajoute le représentant de FO, Gérald Gautier, en faisant valoir le "plus d'un milliard d'euros d'intérêts " qui leur a été versé.

"On s'est éloignés de notre clientèle habituelle populaire"                   

Les syndicats soulignent que la volonté de l'ancienne direction de repositionner La Halle et André vers le moyen de gamme aurait précipité la chute du groupe. "On s'est éloignés de notre clientèle habituelle populaire", regrette Karim Cheboub. "La montée en gamme s'est faite de façon drastique. En un an. Mais les clients n'étaient pas prêts", ajoute Gérald Gautier. Dans un communiqué commun, les syndicats de La Halle (CFE-CGC, CFTC, CGT, FO et Unsa) se déclarent "choqués et trahis" par l'ancienne direction, qui a "menti du début à la fin" sur son projet. "Ce sont encore les salariés qui vont payer les pots cassés",  regrettent-ils.

"Les clients n'étaient pas prêts" selon le représentant de FO
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