VIDEO. "Cash Investigation" se plonge dans les montages fiscaux du groupe de luxe Kering

"Il n’y a jamais eu de considérations de type éthique. Ce qui a fait l’objet du débat était le risque…" Rencontre avec un des anciens hauts responsables du groupe de François-Henri Pinault quelque part en Europe… Extrait de "Luxe, les dessous chocs", une enquête de Zoé de Bussierre diffusée mardi 9 octobre 2018 sur France 2.

"Cash Investigation" (Facebook, Twitter, #cashinvestigati), en partenariat avec le site Mediapart et l’European Investigative Collaborations (EIC), s’est plongé dans les comptes de Kering, l’un des géants mondiaux du luxe. Le groupe de François-Henri Pinault possède notamment Gucci, Balenciaga, Saint Laurent…

Pendant des années, le groupe a concentré la majorité de ses bénéfices en Suisse, ce qui lui aurait permis de payer le moins d’impôts possible. C’est ce que va révéler un de ses anciens hauts responsables que le magazine présenté par Elise Lucet a rencontré quelque part en Europe, par le biais d’un mail signé du collectif Corrupted Fashion (La mode corrompue).

"On s'approchait dangereusement de l’évasion fiscale"

"Alfred" a été au cœur des montages fiscaux élaborés par Kering. Il témoigne pour la première fois devant une caméra, sous couvert d’anonymat, en décrivant un système que le groupe aurait mis en place pour payer moins d’impôts. "Il n’y a jamais eu de considérations de type éthique. Ce qui a fait l’objet du débat était le risque", explique-t-il, dissimulé sous une capuche.

"Le risque était effectivement que le système fasse l’objet d’un contrôle fiscal par les autorités et que cela ait un impact financier, médiatique, et que cela porte atteinte à la réputation du groupe, précise 'Alfred'. Mais il n’y a jamais eu de considérations éthiques. Il était clair pour tout le monde qu’on s'approchait dangereusement de l’évasion fiscale."

Extrait de "Luxe, les dessous chocs", une enquête de Zoé de Bussierre diffusée mardi 9 octobre 2018 sur France 2.

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