VIDEO. Multinationale contre Etat : la loi du plus fort

Quand une entreprise étrangère s’estime commercialement lésée par la décision d’un Etat, elle peut le poursuivre devant un tribunal privé. "Envoyé spécial" a enquêté sur cette lutte secrète entre des intérêts privés gigantesques et l’intérêt général, une justice parallèle payée par l’argent des contribuables.

L’Argentine attaquée en justice par des multinationales alors qu’elle subit une crise économique et sociale sans précédent, l’Uruguay poursuivi par Philip Morris pour sa politique anti-tabac ou encore la Roumanie sur le banc des accusés après avoir renoncé à ce qui aurait été la plus grande mine d’or à ciel ouvert d’Europe. Le point commun entre ces histoires ? L’arbitrage international, un mécanisme juridique puissant, de plus en plus utilisé par les sociétés.

Des tribunaux très discrets

Quand une entreprise étrangère s’estime commercialement lésée par la décision d’un Etat, elle peut le poursuivre devant un tribunal privé, qui siège à Washington, Londres ou Paris. Ces tribunaux d’arbitrage internationaux sont peu connus du public, c’est pourtant bien l’argent des contribuables qui est en jeu. Nous avons enquêté sur cette justice parallèle, cette lutte secrète entre des intérêts privés gigantesques et l’intérêt général.

Une enquête de Maud Gangler diffusée dans "Envoyé spécial" le 16 novembre 2017.

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