Une ligne privée de tramway reliera bientôt la ville de Lyon à l'aéroport Saint-Exupéry

Le tramway Rhônexpress qui reliera bientôt la gare lyonnaise de la Part-Dieu à l\'aéroport Saint-Expéry (26-03-10)
Le tramway Rhônexpress qui reliera bientôt la gare lyonnaise de la Part-Dieu à l'aéroport Saint-Expéry (26-03-10) (AFP / Jean Liou)

Ce sont Vinci et Veolia qui vont exploiter cette ligne de tramway rapide qui reliera à partir du mois d'août la gare lyonnaise de la Part-Dieu et l'aéroport.Les participants au Conseil de surveillance de l'aéroport et quelques invités ont voyagé vendredi pour la première fois à bord d'une de ses rames, a rapporté Le Progrès.

Ce sont Vinci et Veolia qui vont exploiter cette ligne de tramway rapide qui reliera à partir du mois d'août la gare lyonnaise de la Part-Dieu et l'aéroport.

Les participants au Conseil de surveillance de l'aéroport et quelques invités ont voyagé vendredi pour la première fois à bord d'une de ses rames, a rapporté Le Progrès.

Long de 22 km, Rhônexpress reliera la Part-Dieu à Saint-Exupéry en 27 minutes, contre 45 à 50 minutes par la liaison routière existante, Satobus. Il sera plus cher (13 à 14 euros) que cette dernière (8,90 euros). La nouvelle liaison est distincte des transports en commun lyonnais, même s'il y aura des billets combinés.

Sur 15 km entre la Part-Dieu et la zone industrielle de Meyzieu, à l'est de l'agglomération lyonnaise, le nouveau tramway empruntera la voie du tramway urbain T3, en service depuis fin 2006. Sur le reste du parcours jusqu'à l'aéroport (7 km), il aura sa propre ligne, où il pourra atteindre 100 km/h.

Le groupement Rhônexpress, composé de Vinci et plusieurs de ses filiales, la Caisse des dépôts et Veolia Transports, a remporté en 2006 un appel d'offres lancé par le département du Rhône, qui porte sur la construction et l'exploitation de l'ouvrage, sur trente ans. Le projet est évalué à 120 millions d'euros. Les six rames sont construites à Berlin par la société suisse Stadler.

Le retour des transports privés
Très développé tant dans les chemins de fer que dans les transports urbains au XIXe et au début du XXe siècles, le système de concession d'infrastructures de transport à des groupes privés, chargés de les construire et de les exploiter pendant un temps donné, avait été abandonné en France après 1945, les pouvoirs publics préférant en reprendre le contrôle.

Mais ces dernières années, l'assèchement des finances publiques a incité les élus à imaginer des formules pour leur éviter d'avancer des fonds. Les PPP (partenariats public-privé) font intervenir à des degrés divers des entreprises privées, rémunérées par des loyers et/ou un intéressement aux recettes commerciales. La concession en est l'exemple le plus achevé.

Ces PPP ont été particulièrement en vogue à la fin des années 1980. Avec quelques ratés comme Orlyval: ce métro automatique menant à l'aéroport parisien d'Orly, qui devait être construit sans argent public, a finalement dû être repris par la RATP. Sans oublier les difficultés d'Eurotunnel.

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