Un petit geste vers les pays émergents

Le FMI a adopté dimanche le principe d'un changement des droits de vote en faveur des pays émergents

Le FMI a adopté dimanche le principe d'un changement des droits de vote en faveur des pays émergentsLe FMI a adopté dimanche le principe d'un changement des droits de vote en faveur des pays émergents

Les pays membres du Fonds monétaire international (FMI) ont convenu un transfert des droits de vote de l'institution mondial de 5% au moins des pays les plus riches vers les pays émergents, actuellement sous-représentés.

Pour l'organisation, "La réforme des quotas est primordiale pour développer la légitimité et l'efficacité du Fonds".

Des fonds pour le fonds

Les 186 Etats membres du FMI ont consacré dimanche à Istanbul le nouveau rôle de l'institution qui en a profité pour demander avant tout davantage de ressources.

"Le mandat du Fonds a été défini il y a 65 ans", a rappelé son directeur général Dominique Strauss-Kahn au cours d'une conférence de presse. "Manifestement il nous faut en faire plus", a-t-il ajouté.

Le Comité monétaire et financier international (CMFI), instance qui réunissait les ministres des Finances des 186 pays, a formellement donné son accord à une nouvelle mission qui place le FMI au coeur de la surveillance de l'économie mondiale et de ses déséquilibres.

Cette décision découle directement des recommandations du groupe des pays riches et émergents (G20), qui s'étaient réunis une dizaine de jours plus tôt à Pittsburgh, aux Etats-Unis. Non seulement le FMI a pour ambition de surveiller les déséquilibres, mais il souhaite aussi les combler. Aussi, souhaite-t-il que l'organisme se penche plus sur le crédit envers les pays en cas de crise, que sur la tésorisation.

"Si nous voulons éviter que les pays, y compris la Chine, bâtissent de telles réserves, contribuant aux déséquilibres, il faut que nous trouvions un autre système", a expliqué le dirigeant du Fonds. Il a reconnu que l'idée était "plus simple à exprimer qu'à mettre en oeuvre" et que sa mise en oeuvre prendrait du temps.

Cet appel à une nouvelle augmentation des ressources du FMI intervient à un moment où beaucoup d'Etats ont des difficultés budgétaires après avoir mis en place des plans de relance sans précédent face à la crise.