Un grand emprunt compris entre 20 et 40 milliards

Alain Juppé.
Alain Juppé. (© AFP / Pierre Andrieu)

Alain Juppé a déclaré dimanche que son montant "se situait entre 20 et 40 milliards" d'euros

Alain Juppé a déclaré dimanche que son montant "se situait entre 20 et 40 milliards" d'eurosAlain Juppé a déclaré dimanche que son montant "se situait entre 20 et 40 milliards" d'euros

Alain Juppé préside avec Michel Rocard la Commission sur le grand emprunt.

Annoncé par Nicolas Sarkozy le 22 juin, le grand emprunt prévu pour début 2010 vise, parallèlement au plan de relance, à doper l'économie à plus long terme, en faisant financer par l'Etat des "investissements stratégiques" pour les "générations futures".

"Quelle est la ligne à ne pas franchir pour ne pas déstabiliser notre pays en terme d'endettement ? Selon nous et tous les experts que nous avons consultés, la fourchette se situe entre 20 et 40 milliards", a déclaré le maire de Bordeaux.

M. Juppé a souligné que la commission remettrait ses conclusions au président de la République "à la fin de la semaine". "Notre avis est de générer des dépenses d'investissements pour préparer l'avenir, dans la recherche, le développement et l'innovation. Et d'éviter d'utiliser cet argent pour des dépenses de fonctionnement", a-t-il ajouté. Il a précisé que M. Sarkozy, lui, semblait "tout à fait en phase avec notre analyse".

Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi à des journalistes envisager 25 à 50 milliards d'euros de "dépenses d'avenir", qui seraient financées par l'emprunt mais aussi, pour partie, par des aides publiques remboursées par les banques. Une fois le rapport remis, le chef de l'Etat doit trancher en décembre.

Les Français favorables à un grand emprunt d'un montant limité
Une large majorité de Français (67%) souhaite un grand emprunt national d'un montant limité afin de ne pas alourdir à l'excès le fardeau de la dette, selon un sondage Ifop dans le Sud-Ouest Dimanche où est parue la déclaration du maire de Bordeaux..

Pour 67% des personnes interrogées, l'emprunt doit être limité alors que 32% jugent au contraire qu'il doit être "massif afin de pouvoir investir puissamment dans les secteurs d'avenir". Un pour cent ne se prononce pas.

Si le principe d'un emprunt limité est majoritaire toute sensibilités politiques confondues, ce sont les sympathisants de l'UMP qui sont les plus nombreux (38%) à souhaiter un emprunt national "massif" contre 31% à gauche et 33% pour ceux dont les faveurs vont au MoDem, le parti centriste de François Bayrou.

L'enquête révèle des différences entre les générations, les 18-24 ans étant partagés (50-50) entre emprunt limité et emprunt massif, alors que les 25-34 ans sont majoritairement en faveur de la limitation (61%). Les plus de 35 ans passent la barrière des 70%, 74% pour la tranche des 50-64 ans.

Le sondage a été effectué du 5 au 6 novembre par téléphone au domicile de 956 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

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