Vélib' : le groupement formé par JCDecaux, la SNCF et la RATP dépose un recours après que son offre a été écartée

Des employés de Cyclocity, une filiale de JCDecaux, protestent contre le rejet de l\'offre du groupe pour le marché de vélos en libre-service Vélib\', à Paris, le 4 avril 2017.
Des employés de Cyclocity, une filiale de JCDecaux, protestent contre le rejet de l'offre du groupe pour le marché de vélos en libre-service Vélib', à Paris, le 4 avril 2017. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

La commission d'appel d'offres du marché des Vélib' a préféré la proposition de Smoovengo. Ce choix doit être entériné par vote mercredi. 

Le groupement formé par JCDecaux, la SNCF et la RATP a annoncé, mardi 11 avril, avoir déposé un recours en référé auprès du tribunal administratif de Paris. Il conteste la décision de la commission d'appel d'offres du marché des Vélib', qui lui a préféré un concurrent montpellierain

Le système de vélos en libre-service parisien fait l'objet d'un renouvellement de marché qui entrera en vigueur en janvier 2018, pour 15 ans. Elargi à la métropole du Grand Paris, il proposera alors des vélos plus légers, plus solides et avec un tiers de vélos électriques. Le syndicat Autolib' et Vélib' Métropole a annoncé début avril avoir "classé en tête l'offre du groupement Smoovengo" pour ce projet. Ce choix doit être entériné par vote mercredi.

JCDecaux dénonce un "dumping social"

Depuis que la commission d'appel d'offres a mieux classé l'offre de Smoovengo, les deux consortiums rivaux s'affrontent sur les questions relatives à l'emploi. Dans un communiqué, JCDecaux souligne que ce recours a été déposé "pour la défense des 315 collaborateurs" qui travaillent au sein de Cyclocity, sa filiale de service de vélo en partage.

Le géant français de l'affichage publicitaire, qui détient le marché depuis sa mise en place en 2007, avait estimé quelques jours plus tôt que l'écart entre les deux offres "se fondait sur un dumping social". JCDecaux a dénoncé "une proposition excluant la reprise de l'ensemble des personnels et reposant sur de nouvelles équipes inexpérimentées, moins nombreuses et à des conditions sociales et salariales dégradées".

Smoovengo a répondu que "les mises en causes concernant un 'dumping social' sont totalement infondées et constituent une contre-vérité". Elle a ajouté s'être engagée à privilégier le personnel en place pour ses recrutements à venir. Smoove, une PME familiale créée en 2008 et qui dirige le consortium héraultais, a déjà remporté des marchés de vélos en libre-service dans 26 villes françaises et à l'étranger.

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