Vague d'interpellations à Grigny après l'attaque du RER D

(Maxppp)

La police a mené une opération ce mercredi dans la cité de Grigny 2 en région parisienne. Quinze personnes ont été interpellées. Elles sont soupçonnées d'avoir pris part à l'agression d'usagers le 16 mars dernier dans le RER D. Le ministre de l'Intérieur s'est félicité de ces interpellations.

L'affaire avait choqué et provoqué une polémique sur l'insécurité dans les transports d'Île-de-France. Le 16 mars dernier, une dizaine de passagers du RER D avait été attaqués en gare de Grigny-Centre dans l'Essonne. De 20 à 30 personnes étaient passés de wagon en wagon pour détrousser les voyageurs. 

Dix jours après les faits, quinze personnes suspectées d'avoir participé à cette attaque ont été interpellées lors d'une opération de grande ampleur menée dans la cité sensible de Grigny 2. Entre 180 et 190 policiers dont une équipe du RAID ont investi au petit matin cette cité classée zone de sécurité prioritaire (ZSP). 

Des portables saisis

La plupart des personnes arrêtées sont des mineurs qui ont été placés en garde à vue dans les locaux de la sûreté départementale à Évry selon une source policière qui explique par ailleurs que des téléphones portables, des ordinateurs ou des vêtements appartenant aux victimes ont  été saisis. 

Les personnes interpellées sont aussi soupçonnées d'avoir participé à deux autres attaques "de plus petite ampleur" qui avait étéperpétrées les 13 et 15 mars toujours sur le RER D. 

"De tels actes ne doivent pas rester impunis"

Interrogé par leparisien.fr, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est félicité de ces interpellations. "De tels actes ne doivent pas rester impunis" , a-t-il expliqué.

"Comme les personnes visées représentent un réel danger, nous avons voulu le soutien des membres du RAID. Nous avions ces individus en ligne de mire depuis plusieurs jours" , a précisé le ministre.

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