Les navettes Eurotunnel reprennent leur circulation à Calais, mais pas les trains Eurostar

Des marins de la compagnie MyFerryLink brûlent des pneus à proximité de l\'entrée du tunnel sous la Manche, le 23 juin 2015 à Calais.
Des marins de la compagnie MyFerryLink brûlent des pneus à proximité de l'entrée du tunnel sous la Manche, le 23 juin 2015 à Calais. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Inquiets et en colère après l'annonce de la mise en vente de leurs bateaux à la compagnie concurrente DFDS Seaways, des marins de MyFerryLink avaient bloqué un peu plus tôt dans la journée le port de Calais (Pas-de-Calais), mardi 23 juin. 

Inquiets et en colère après l'annonce de la mise en vente de leurs bateaux à la compagnie concurrente DFDS Seaways, des marins de MyFerryLink ont bloqué le trafic du tunnel sous la Manche, mardi 23 juin, en brûlant des pneus sur les voies. Sur Twitter, la compagnie Eurotunnel explique que des marins du port de Calais (Pas-de-Calais) sont présents sur les voies. Elle recommande aux voyageurs de reporter leur trajet.

Le trafic du port de Calais et des navettes Eurotunnel a été suspendu pendant une partie de la journée en raison des actions des marins grévistes de MyFerryLink. "Les navettes ont repris à 18h50 et un ferry de P&O, après embarquement des passagers et véhicules, doit appareiller vers 20h20", a déclaré la préfète Fabienne Buccio. Mais les trains Eurostar, en revanche, circuleront "de nouveau au plus tôt dans la nuit et au plus tard demain matin".

Un syndicaliste promet un "été chaud" à Calais

"Il est hors de question que DFDS prenne nos navires, jamais. Si vous voulez passer un été chaud, il faut venir à Calais", a menacé Eric Vercoutre, le secrétaire général du Syndicat maritime Nord. "Le gouvernement français doit faire pression sur [le PDG d'Eurotunnel Jacques] Gounon", a-t-il déclaré, joint par l'AFP. "On demande que la position de la Scop SeaFrance soit vue. On a été trahis", a-t-il dit.

Le syndicat, largement majoritaire au sein de la compagnie MyFerryLink, est à la tête de la Scop qui exploite les bateaux dont Eurotunnel est propriétaire. Il est très mobilisé depuis que ce dernier a annoncé qu'il allait vendre deux des trois navires à son concurrent DFDS. Les éventuels repreneurs ont jusqu'à mercredi 15 heures pour déposer un dossier de reprise des bateaux. La Scop entend faire valoir le sien.

"On est aidés par la région, le département, on a une offre qui reprend les 600 salariés", a déclaré le syndicaliste. La colère des employés de MyFerryLink est d'autant plus grande que courent des rumeurs alarmantes sur le nombre de salariés susceptibles d'être repris. Régulièrement, le chiffre de 120 salariés revient, mentionné par les syndicats.

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