Transports : la colère des taxis de campagne

FRANCE 3

Le gouvernement prévoit de compter sur des conducteurs privés afin de pallier le manque de transport public dans les zones rurales. Les conducteurs de taxi ne sont pas d’accord.

Le métier de taxi en zone rurale est, parait-il, différent du métier de taxi en ville. Il peut permettre, selon certains professionnels, davantage de proximité et d’échanges humains avec les clients. Dans certains territoires ruraux, le gouvernement imagine des taxis amateurs. Des conducteurs privés qui pourraient pallier le manque de transport public. Les taxis de ces territoires, qui sont lourdement taxés, y voient une concurrence déloyale.

Une "condescendance vis-à-vis des territoires ruraux"

Si la loi est votée, il suffira d’avoir un casier judiciaire vierge et d’obtenir une autorisation des municipalités. Les rémunérations seront plafonnées. Pour les syndicats de professionnels, la colère monte. À Thoiry (Yvelines), les taxis sont contrôlés tous les ans et appliquent des tarifs réglementés. Certains élus, dont le maire de la ville, dénoncent, une "condescendance vis-à-vis des territoires ruraux". Le gouvernement donnera les précisions de la réforme d’ici l’automne. Le parlement se prononcera alors sur ce projet de loi mobilité.

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