Trains Intercités : les réactions se multiplient

France 3

Les trains Intercités sont sur la sellette. Le déficit du réseau alarme les pouvoirs publics. À l'Assemblée nationale, le rapport a fait réagir.

Les trains Intercités ont fait l'objet d'un rapport, et la conclusion est sans appel. Une commission d'élus et d'experts, présidée par Philippe Duron, un député PS, préconise de supprimer certaines lignes du réseau.

Dans les couloirs de l'Assemblée nationale, les critiques fusent. Cécile Duflot, députée Europe Écologie-Les Verts (EÉLV) pointe du doigt la dégradation du réseau : "Il faut investir pour un meilleur réseau de transport, pour améliorer les correspondances", explique la députée. Pour elle, il est encore temps d'agir : "Aujourd'hui on a, et c'est le vrai scandale, sciemment laissé se dégrader ce réseau. Dégrader les temps de transport, dégrader la qualité de service pour ensuite dire 'vous voyez il n'y a plus personne dans les trains donc on va les supprimer'. Cela a été fait à une époque où on avait fait le choix du tout routier, donc il n'est pas trop tard pour agir", explique Cécile Duflot.

Cibler les fraudes

Valérie Pécresse, députée UMP des Yvelines, préconise de son côté une meilleure surveillance des fraudes. "Ma priorité, c'est d'abord d'augmenter les recettes de la SNCF. Si certaines lignes sont déficitaires, c'est peut-être parce que la SNCF n'a pas les moyens d'aller lutter efficacement contre la fraude qui, aujourd'hui, prospère de manière incroyable et qui est de moins en moins supportée par les Français", commente Valérie Pécresse avant d'ajouter "quand il y a trop de fraude, ce sont les contribuables et les voyageurs qui payent à la place des fraudeurs."

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