Première mondiale à l'aéroport de Lyon, qui lance un service de robot-voiturier

Un robot-voiturier à l\'aéroport de Lyon-Saint-Exupery, à Colombier-Saugnieu (Rhône), le 14 mars 2019. 
Un robot-voiturier à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupery, à Colombier-Saugnieu (Rhône), le 14 mars 2019.  (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

Cette innovation doit permettre à l'aéroport d'optimiser considérablement les surfaces dédiées au stationnement. 

"Stan le robot gare les voitures à votre place" : l'aéroport Saint-Exupéry de Lyon a mis en place un nouveau système de stationnement entièrement automatisé, une première mondiale pour les parkings en extérieur. En test depuis juin dernier, quatre robots-voituriers sont désormais pleinement opérationnels sur un parking de l'aéroport lyonnais pouvant accueillir jusqu'à 500 véhicules, ont annoncé jeudi 14 mars les responsables de l'aéroport exploité par Vinci.

Cette innovation doit permettre de simplifier l'expérience du voyageur qui dépose sa voiture sur le parking de l'aéroport. Elle lui fait gagner du temps, lors du dépôt comme du retrait de son véhicule. Mais il permet surtout à l'aéroport d'optimiser considérablement les surfaces prévues pour le stationnement en réduisant les allées dédiées à la circulation, un enjeu majeur du développement de l'aéroport.

"Plusieurs millions d'euros" d'investissement

Les robots électriques, qui ressemblent à des chariots élévateurs pouvant soulever plus de trois tonnes, sont dotés de capteurs qui évaluent la taille et le poids du véhicule, en soulèvent les roues par le dessous et vont le garer en obéissant à un système d'intelligence artificielle qui optimise le stationnement pour limiter les mouvements malgré le nombre important de voitures collées les unes aux autres.

Les clients désirant accéder au service doivent débourser deux euros de plus par rapport au prix habituel du parking, quelle que soit la durée du stationnement. "C'est une première mondiale qui vise à être diffusée sur d'autres des 46 aéroports de Vinci dans le monde, d'ailleurs Stanley Robotics a déjà signé un accord avec l'aéroport de Gatwick à Londres", avance Tanguy Bertolus, président du directoire d'Aéroports de Lyon, précisant souhaiter "à terme avoir entre 6 000 et 7 000 places gérées par les robots dans les années qui viennent". Pour l'aéroport de Lyon, l'investissement représente "plusieurs millions d'euros" sur trois ans.

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