La place des voitures à Paris, un débat qui fait rage depuis les années 50

La justice vient d’annuler la fermeture des voies sur berge à Paris, ce qui relance a question de la place des voitures à Paris.  

Le tribunal administratif de Paris vient d'annuler la fermeture de la voie George-Pompidou aux voitures. Ces 3,3 kilomètres de quai le long de la Seine avaient été fermés aux voitures en automne 2016 afin de les rendre aux piétons et aux cyclistes et de lutter contre la pollution. Mais la justice a estimé que l’étude d’impact "comportait des inexactitudes, des omissions et des insuffisances concernant les effets du projet sur la circulation automobile, les émissions de polluants atmosphériques et les nuisances sonores".

Anne Hidalgo, la maire de Paris, ne s’avoue pas vaincue : "Nous sommes déterminés à faire de Paris une ville plus respirable, plus apaisée," a-t-elle réagi le 21 février après l’annonce du tribunal administratif. Ainsi, elle a annoncé faire appel à la décision et prendre "sans attendre" un nouvel arrêté de piétonnisation.

Trop de voitures à Paris ? 

Depuis les années 1950, les voitures ont pris beaucoup de place à Paris et il a été décidé d’adapter la capitale aux automobilistes. Les berges sont en effet devenues une voie express en 1967. À cette époque, le préfet de la Seine, Raymond Haas-Picard justifiait cette décision en déclarant que l’objectif était de "faciliter la circulation automobile et supprimer 23 feux rouges." Parmi les autres initiatives, le périphérique parisien, dont les travaux ont commencé en 1956.

Mais à l'époque déjà, des Parisiens regrettaient la place accordée aux voitures : "Il y a aura beaucoup plus de voitures (…). Ça fera du bruit, c’est dommage," commentait une Parisienne en 1964. Un problème qui perdure, puisque un référé a récemment été déposé par une association de commerçants et riverains de Paris, dénonçant "des nuisances multipliées par deux" en raison de l'encombrement automobile le long des voies.

Vous êtes à nouveau en ligne