INFO FRANCE BLEU PROVENCE. 23 personnes interpellées et tout un réseau de trafic de drogue démantelé à La Seyne-sur-Mer, dans le Var

La Seyne-sur-Mer (Var)
La Seyne-sur-Mer (Var) (GOOGLE MAPS)

Les trois bandes rivales étaient notamment impliquées dans des règlements de compte à La Seyne-sur-Mer et à Ollioules, qui avaient fait cinq morts au total.

Un vaste coup de filet a mis fin au trafic de stupéfiants dans la cité Berthe de La Seyne-sur-Mer (Var), révèle France Bleu Provence. 23 personnes ont été interpellées mardi 15 octobre, 18 en France et 5 en Espagne. Sur ces 23 personnes, 15 ont été déférées ou sont en cours de l'être en vue de leur mise en examen notamment pour trafic de stupéfiants en bande organisée. Les cinq individus arrêtés grâce à une importante collaboration avec les autorités locales en Espagne doivent être transférés en France.

Deux règlements de comptes sanglants

Pour comprendre cette affaire, il faut revenir un an en arrière. Trois bandes rivales se partagent le marché très juteux du trafic de stupéfiants dans l'aire toulonnaise. La bande de Matthieu G. démantelée en avril dernier, impliquée dans un projet d'assassinat. Celle de Dimitri G., dont une bonne partie des membres est interpellée en juin après le double homicide à La Seyne-sur-Mer, il y a un peu plus d'un an, qui a fait une victime collatérale, un adolescent roumain de 14 ans qui a perdu la vie.

Il y a également la bande de Dacir G. surnommé "le général", cousin de Dimitri. C'est cette dernière équipe que la PJ vient de faire tomber. Une équipe qui est à l'origine de nombreuses violences dans la cité, et ailleurs. Ce sont deux de ses membres qui tentaient de prendre le contrôle sur un autre point de deal à Ollioules (Var), qui ont été abattus fin juillet. Un règlement de comptes où une touriste, de passage dans le secteur, a perdu la vie.

Au moins 30 000 euros de profit par jour

Cette vague d'interpellations menée mardi 15 octobre par la Direction interrégionale de la police judiciaire appuyée par l'OCRTIS (l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) et la BRI a donc permis de neutraliser cette troisième bande, celle de Dacir G. Semaine après semaine, mois après mois, les enquêteurs de la PJ ont reconstitué minutieusement la toile d'araignée de ces trafics. Dacir G. sentant, face à la pression policière, que le vent tournait, était parti se mettre au vert en Espagne avec quelques proches. C'est là qu'ils ont été interpellés.

Malgré son éloignement en Espagne, Dacir G. continue à gérer ses affaires, d'autant que les deux autres chefs de clans rivaux ne sont plus là pour lui faire de l'ombre. Difficile de quantifier son profit mais rien que sur deux points de vente dans la cité Berthe, il réalise environ 30 000 euros par jour. Lors des perquisitions, des armes ont été saisies, ainsi que près de 100 000 euros en liquide et plusieurs dizaines de kilos de résine de cannabis.

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