Réforme de la SNCF : quand le privé assure le service

FRANCE 2

Entre Carhaix (Finistère) et Paimpol (Côtes-d'Armor), en Bretagne, la liaison ferroviaire est assurée depuis plusieurs années par une entreprise privée. Un service identique pour les voyageurs et des différences pour les salariés. 

À première vue, le TER entre Carhaix (Finistère) et Paimpol (Côtes d'Armor) ressemble à tous les autres : même logo, même décoration, et même annonce de départ. La différence réside dans le statut des agents. Ils n'ont pas l'uniforme SNCF et sont polyvalents : le contrôleur vend des billets en gare avant le départ tandis que le conducteur fait le plein lui-même. Les salariés n'ont pas le statut de cheminot et ne sont pas employés par la SNCF, mais par un sous-traitant privé : la CFTA. Tous pourront travailler jusque 60 ans et même plus.

Ouverture à la concurrence dès 2019

Les salariés ont fait ce choix collectivement il y a 50 ans lors d'un référendum dans l'entreprise. "Les salariés ont souhaité rester dans une entreprise privée plutôt que d'intégrer que la SNCF", détaille Loïc Lanne, directeur général de la CFTA Bretagne. Résultat : les gares sont ouvertes 7 jours sur 7 et la ligne coûte moins cher à faire fonctionner. Malgré tout, cette ligne n'en est pas moins déficitaire et reste largement subventionnée par la région. Pour beaucoup, la ligne Carhaix-Paimpol pourrait servir d'exemple alors que les trains régionaux seront progressivement ouverts à la concurrence dès l'année prochaine.

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