Gares parisiennes engorgées : des usagers accusent la SNCF de surréservation, la compagnie se défend

Des passagers à la gare de Lyon, à Paris, le 1er novembre 2012. 
Des passagers à la gare de Lyon, à Paris, le 1er novembre 2012.  (FRANÇOIS GUILLOT / AFP)

En ce week-end de très grande affluence, des dizaines de personnes munies de billets n'ont pas pu monter dans leur train, samedi. Les gares de Bercy, de Lyon et d'Austerlitz sont particulièrement concernées.

"Et joyeux Noël." En ce samedi 23 décembre, sur Twitter, les internautes ont souvent utilisé l'ironie en s'adressant à la SNCF. Alors que près de 1,7 million de voyageurs sont attendus dans les gares et à bord des trains pour le week-end de Noël, qui coïncide cette année avec les départs en vacances, la foule a envahi plusieurs gares parisiennes. A tel point que certains voyageurs n'ont pu monté à bord des trains bondés. 

Dans les trains concernés, les internautes ont immédiatement soupçonné des problèmes de "surréservations", notamment en gare d'Austerlitz, en gare de Bercy, ainsi qu'à la gare de Lyon. Or, du côté de la SNCF, on explique que ces difficultés concernent les trains pour lesquels la réservation n'est pas obligatoire, comme les Intercités. 

Ainsi, "comme chaque année, de nombreuses personnes n'ayant pas réservé se sont présentées pour embarquer à bord de trains déjà complets (...) C'est juste un problème de gestion de foule", a fait savoir un porte-parole de la compagnie, avant que la situation ne redevienne normale, vers 18 heures. "On ne va pas envoyer les policiers pour vider les trains...", a-t-il ajouté, assurant qu'"il n'y a pas de problème de surréservation aujourd'hui", ni de "désorganisation". 

"Trop de billets vendus" 

Parmi les usagers, beaucoup se sont étonnés que les trains prévus n'aient pas la capacité de transporter tous les voyageurs. Ainsi, certains ont posté des vidéos montrant des allées et des plateformes bondées, dans lesquelles voyageurs et bagages s'entassaient.  

A tel point que dans certains cas, les personnes ont été obligées de rester sur le quai, ne pouvant plus pénétrer dans le train, en dépit de leur réservation et de leur billet. Une situation rapportée notamment en gare de Bercy.

Selon une journaliste de France Inter présente dans la gare, un train complet est même parti avec 20 minutes d'avance, car il n'y avait plus de place pour les voyageurs munis de billets qui arrivaient.

Selon un journaliste de france info qui se trouvait au milieu de l"énorme boxon à Austerlitz", la SNCF a renvoyé des voyageurs qui ont payé leur place mais qui n'ont pas pu monter à bord de trains, car ils étaient complets, vers d'autres trains... eux aussi complets.

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