L'Etat va ouvrir à la concurrence les lignes de train Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux

Un train Intercités à la gare Saint-Jean, à Bordeaux (Gironde), le 26 mai 2015.
Un train Intercités à la gare Saint-Jean, à Bordeaux (Gironde), le 26 mai 2015. (MAXPPP)

Ces deux lignes font partie des quelques "trains d'équilibre du territoire" (TET) gérés par l'Etat. Elles seront ouvertes à un nouvel opérateur à partir du début de l'année 2020.

L'Etat va entamer le processus d'ouverture à la concurrence des lignes de train Intercités Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux, avec pour objectif de faire rouler un nouvel opérateur en 2022, a indiqué le ministère des Transports mercredi 9 janvier. Ces deux lignes font partie des quelques "trains d'équilibre du territoire" (TET) gérés par l'Etat, une convention le liant à la SNCF jusqu'à fin 2020. Comme pour les TER, ils doivent être progressivement ouverts à la concurrence à partir de décembre 2019.

"L'objectif n'est pas de sortir la SNCF, a précisé le ministère des Transports à l'AFP. Ça sera, d'une certaine façon, 'que le meilleur gagne !'" "La concurrence doit permettre d'apporter des nouveaux services, des démarches innovantes pour les voyageurs et de réduire peut-être les coûts – on l'espère quand même", a-t-il ajouté.

Un peu moins d'un million de voyageurs par an

Les lignes Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux ont été choisies parce qu'elles viennent de bénéficier d'un renouvellement complet de leurs trains et que les travaux prévus sur les parcours devraient être achevés dans trois ans, a expliqué le ministère. Ces deux liaisons représentent, par an, un peu moins d'un million de voyageurs et un coût de 25 millions d'euros pour l'Etat.

Le gouvernement doit publier dans les prochains jours un "avis de préinformation" officialisant cette démarche au Journal officiel de l'Union européenne, le lancement de l'appel d'offres proprement dit devant suivre au début 2020.

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