VIDÉO. "Les cheminots n'ont pas à avoir honte de bloquer tout le pays" avec une grève à la SNCF, selon Philippe Martinez

RADIO FRANCE / FRANCE INTER

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé, mardi sur France Inter, que la grève perlée qui débute à la SNCF est une forme de lutte qui "rencontre un succès massif" auprès des cheminots.

Au premier jour de la grève à la SNCF pour dénoncer le projet de réforme ferroviaire menée par le gouvernement, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a estimé, mardi 3 avril sur France Inter, que "les cheminots n'ont pas à avoir honte de bloquer tout le pays".

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Alors que près d'un cheminot sur deux est en grève et que près de trois-quarts des conducteurs sont grévistes, mardi, Philippe Martinez a évoqué une grève "très massive" qui concerne "toutes les catégories sociales" de la SNCF. Sur les modalités de la grève perlée, de trois jours sur cinq, "la forme de lutte proposée rencontre un succès massif" et "correspond à ce qu'attendent les cheminots", a estimé Philippe Martinez.

On ne veut pas d’un conflit dur. Mais on est obligés d’en arriver là

Philippe Martinez

à France Inter

Toutefois, Philippe Martinez a appelé à "s’assoir de nouveau" autour de la table, "mais sans avoir les oreilles débouchées". "Nous sommes prêts à discuter", a affirmé le leader syndical.

"Échec cuisant" de la prime accordée à des cadres

Philippe Martinez a aussi évoqué ce qu'il qualifie d'"opération débauchage des cadres", révélée par franceinfo dimanche 1er avril. Ces primes accordées par la direction de la SNCF à certains cadres amenés à remplacer des conducteurs est "un échec cuisant", a estimé le secrétaire général de la CGT puisque, selon lui, seuls "125" cadres ont accepté.

Accusé de "conservatisme" et de pratiquer la "gréviculture" par le porte-parole de la République en marche Gabriel Attal, Philippe Martinez a répondu que ce sont "des propos qui sont vieux comme les hommes politiques". Le secrétaire général de la CGT a dit n'avoir "pas de revanche à prendre" avec le gouvernement, mais a dénoncé "l'esprit revanchard de la direction de la SNCF et de M. Pepy, bien présent en ce moment".

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