VIDÉO. La prime de 150 euros versée à certains cadres de la SNCF "n'est pas une prime de casseurs de grève", selon un député LREM

Cette vidéo n'est plus disponible

Gilles Le Gendre, porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée nationale, a expliqué lundi sur franceinfo que la SNCF était organisée "de telle manière que des conducteurs qui ont évolué dans leur fonction et qui ont encore la compétence de conduire un train puissent le faire, et pas seulement en cas de grève".

Le versement d'une prime de "conducteur occasionnel" de 150 euros à certains cadres de la SNCF en cette période de grève au sein de la compagnie ferroviaire fait polémique. La direction a reçu, lundi 2 avril sur franceinfo, le soutien de Gilles Le Gendre. Le député La République en marche de la 2e circonscription de Paris a juge que cette "prime n'est pas une prime de casseurs de grève".

Est-ce que les salariés sont privés du droit de grève ? Non !

Gilles Le Gendre

à franceinfo

Le porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée nationale a expliqué que la SNCF "est organisée de telle manière que des conducteurs qui ont évolué dans leur fonction et qui ont encore la compétence de conduire un train puissent le faire, quelles que soient les circonstances et pas seulement en cas de grève". Gilles Le Gendre, qui a été le conseil de la SNCF pendant plusieurs années, a ensuite lancé une question : "Est-ce que les salariés sont privés du moyen de bloquer le pays ? Apparemment non, puisqu'on prévoit des taux de blocage extrêmement importants."

En revanche, "ceux qui veulent travailler doivent pouvoir travailler dans l'ensemble de leurs compétences et de leur fonction", a indiqué Gilles Le Gendre. Pour le député LREM, "le droit de grève est sacré, le droit de travailler est aussi sacré. Les Français ont le droit d'avoir une entreprise qui fonctionne".