VIDEO. Grève à la SNCF : Edouard Philippe se dit "ouvert à la discussion en contrepartie d’engagements extrêmement forts"

FRANCE INTER / RADIO FRANCE

Invité de la matinale de France Inter ce jeudi, Édouard Philippe a rappelé que le gouvernement était "déterminé à mettre en oeuvre cette réforme" de la SNCF, alors que les cheminots ont entamé leur grève perlée durant trois mois.

"Nous sommes déterminés à mettre en œuvre cette réforme", a rappelé jeudi 5 avril le Premier ministre Édouard Philippe sur France Inter, concernant la réforme de la SNCF, alors que le premier épisode de grève des cheminots doit s'achever ce jeudi matin. "C’est une réforme compliquée" mais "elle est ouverte à la discussion", a-t-il déclaré.

Les députés ont adopté mercredi soir en commission le projet de loi sur le pacte ferroviaire, après un débat sur les "petites lignes" et de nouvelles modifications, notamment pour assurer la mise en œuvre des tarifs sociaux avec l'ouverture à la concurrence.

"L'entreprise n'est pas à la hauteur"

Selon le Premier ministre, "l’entreprise n’est pas à la hauteur de ce que les Français sont en droit d’attendre", martelant que "la rigidité opérationnelle de la boîte est un problème". L'ouverture à la concurrence a "amélioré la qualité de service" dans d'autres pays a assuré Édouard Philippe. "C'est une conviction. Si ça marche là-bas, pourquoi voulez-vous que ça ne marche pas ici ?" a-t-il ajouté.

Je ne veux pas prendre un engagement sur la dette alors que rien n'a changé dans le fonctionnement de la SNCF

Édouard Philippe

France Inter

Le syndicat et les trois autres organisations représentatives du groupe, Unsa, SUD et CFDT, seront réunis jeudi après-midi au ministère des Transports pour une table ronde sur la dette, le financement et le statut de l'entreprise SNCF.  Edouard Philippe a indiqué que la question de la dette est "une question qui est devant nous", rappelant qu'elle est évaluée, selon les calculs, "entre 47 et 50 milliards", ce qui "est considérable". 

Je suis ouvert à la discussion (...) en contrepartie d’engagements extrêmement forts, extrêmement clairs

Édouard Philippe

France Inter

Le Premier ministre a rappelé avoir toujours dit qu'"avant la fin du quinquennat, si la SNCF respectait ses engagements, le gouvernement prendrait ses responsabilités". En d'autres termes, les salariés de la SNCF doivent donc d'abord accepter la réforme, celle-ci doit ensuite produire des effets avant le gouvernement ne reprenne tout ou une partie de la dette de la compagnie.

"Je suis ouvert à la discussion (...) en contrepartie d’engagements extrêmement forts, extrêmement clairs, a dit le Premier ministre. Je ne veux pas prendre un engagement alors même que, à ce stade, rien n’a changé dans le fonctionnement de la SNCF."

Le premier épisode de la grève contre la réforme de la SNCF, encore très suivie mercredi par les personnels indispensables à la circulation des trains, doit s'achever jeudi matin avec le retour progressif à la normale d'un trafic très perturbé pendant deux jours. La grève doit reprendre dès samedi 7 avril au soir, jusqu'au mardi 10 avril au matin.

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