SNCF : les syndicats remobilisent

FRANCE 3

Les syndicats ont décidé de mobiliser à nouveau les cheminots pour un lundi noir. Et depuis ce lundi 14 mai au matin, ils les appellent à se prononcer sur la réforme ferroviaire proposée par le gouvernement. Ce vote n'a aucune valeur légale, mais l'intersyndicale espère légitimer son mouvement. 

Les cheminots veulent frapper un grand coup avec cette journée qu'ils espèrent sans train, et sans cheminots. À Marseille (Bouches-du-Rhône), la CGT a bloqué la gare, empêchant les trains de circuler. Dès l'aube, à Lille (Nord), le dépôt du TER était immobilisé par les cheminots, bien décidés à empêcher tout train de sortir. D'autres actions ont été engagées, comme ici, à Besançon (Doubs), où le péage était occupé pour tenter de rallier les automobilistes à leur cause.

147 000 salariés invités à voter

À partir d'aujourd'hui, 147 000 salariés de la SNCF sont invités à répondre à une question lancée par l'ensemble des syndicats : "Êtes-vous pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement ?" Pour la plupart des syndicats, il ne fait aucun doute que la majorité des salariés rejettera ce pacte. Réunis en Assemblée générale un peu partout en France, à Versailles (Yvelines), ce matin, ils étaient déterminés : "Le mouvement ne s'essouffle pas, au contraire, mais on est partis pour durer, c'est un mouvement, une grève qui sera longue et dure", fait valoir un syndicaliste. Cette consultation se terminera le 21 mai à 10 heures, mais pour Guillaume Pepy, le président de la SNCF, elle n'a aucune valeur juridique, ni même aucune légitimité.

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