SNCF : "Les annonces faites par le Premier ministre résulteraient d'une ultime provocation"

Un TGV à la gare de Lyon, à Paris, le 15 février 2018.
Un TGV à la gare de Lyon, à Paris, le 15 février 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Les syndicats de cheminots n'ont globalement pas été convaincus par leur réunion avec Édouard Philippe vendredi. La reprise de 35 milliards d'euros de la dette est "partielle et tardive", a estimé le syndicat FIRST sur franceinfo.

Le mouvement de grève des cheminots se poursuit vendredi 25 mai, malgré la rencontre avec le Premier ministre Édouard Philippe à Matignon. L'État reprendra la dette de la SNCF à hauteur de 35 milliards d'euros d'ici la fin du quinquennat. Une promesse qui "arrive tardivement" et qui "répond à une obligation faite depuis au moins 15 ans et jamais suivie d'effets", a dénoncé sur franceinfo Bernard Aubin, secrétaire général de la Fédération indépendante du rail et des syndicats des transports (FIRST).

"J'ai l'impression que les annonces qui ont été faites par le Premier ministre résulteraient même d'une ultime provocation, a ajouté le syndicaliste. L'affaire de la dette c'est une vieille affaire. La France a l'obligation de désendetter d'une manière significative la SNCF."

Cette dette est celle de l'État, pas celle de la SNCFBernard Aubin, secrétaire général FIRSTà franceinfo

"Elle est relative à la construction de lignes nouvelles, à la maintenance des installations, elle a été sortie de la SNCF en 1997 et remise en place à la SNCF en 2014", a poursuivi le secrétaire général de la FIRST.

La CGT, SUD-Rail et la CFDT ont notamment jugé les propositions du gouvernement insuffisantes pour arrêter la grève.