SNCF : la compagnie ferroviaire condamnée à payer les jours de repos des grévistes entre deux périodes de mobilisation

Des trains en gare de Marseille, le 28 mai 2018.
Des trains en gare de Marseille, le 28 mai 2018. (GERARD BOTTINO / CROWDSPARK / AFP)

La SNCF considère les différents préavis d'arrêt de travail comme étant un seul et unique mouvement contre la réforme ferroviaire, ce qui lui permettait selon elle de ne pas payer un certain nombre de jours de repos aux grévistes.

Fin du bras de fer. La SNCF a été condamnée à payer les jours de repos des grévistes entre deux périodes de mobilisation, jeudi 21 juin, ont annoncé les avocats des syndicats. Les cheminots contestaient la méthode de calcul des retenues sur salaire de la SNCF, qui considérait leurs différents préavis de deux jours de grève comme un mouvement de grève unique. La SNCF "fait appel de cette décision", a-t-elle annoncé dans un communiqué, mais elle "régularisera la situation des agents concernés" en attendant.

La CFDT Cheminots, l'Unsa ferroviaire et la CGT Cheminots, demandaient qu'il soit fait interdiction à la SNCF de considérer les différents préavis de deux jours de grève comme un mouvement de grève unique. Ces syndicats ont lancé début avril une grève en pointillés sur un rythme de deux jours sur cinq jusqu'à la fin juin.