SNCF : exercice du droit de retrait ou grève ?

France 3

Droit de retrait au nom de la sécurité ou grève sauvage ? Les cheminots et la direction de la SNCF ne sont pas sur la même ligne pour qualifier le mouvement.

À la gare de l'Est (Paris) samedi 19 octobre, Édouard Philippe, le Premier ministre, accompagné de Guillaume Pepy, est monté au front. Le PDG de la SNCF avait déjà dénoncé une grève "sauvage et illégale". Édouard Philippe enfonce le clou en demandant à la direction d'examiner toutes les suites à donner à cette affaire : "Les raisons pour lesquelles cette situation inacceptable intervient, c'est un détournement du droit actuel et la volonté de ne pas respecter la loi sur la grève dans les services publics".

Les salariés sont-ils dans l'illégalité ?

À la suite d'un accident survenu mercredi 16 octobre à Saint-Pierre-sur-Vence (Ardennes), des conducteurs de la région Champagne-Ardenne ont fait valoir leur droit de retrait. En réaction, des centaines de cheminots partout en France ont décidé de ne pas travailler. Les salariés grévistes sont-ils dans l'illégalité ? "Les salariés qui travaillaient sur la ligne sur laquelle l'accident est survenu peuvent légitimement estimer qu'il y a un soupçon de danger. Pour les autres, on voit mal comment ils peuvent être en situation de droit de retrait", précise Maître Nicolas Mancret, avocat en droit du travail.



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