SNCF : Elisabeth Borne va proposer au Sénat d'inscrire "l'incessibilité" du groupe dans la loi

FRANCE INTER / RADIO FRANCE

Invitée mardi de France Inter, la ministre des Transports a déclaré que le terme incessible pourrait être inscrit dans la loi. Certains syndicats demandent justement que l’incessibilité de la SNCF soit précisée afin d’éviter des privatisations.

Voilà une annonce qui pourrait rassurer certains syndicats de cheminots mobilisés depuis plusieurs semaines pour dénoncer la réforme de la SNCF. Après les informations diffusées dans la presse le week-end du 12 mai à propos d'une "brèche pour une possible privatisation", la ministre des Transports, Elisabeth Borne a déclaré mardi 15 mai sur France Inter : "Si ça doit servir, au Sénat, je proposerai de rajouter ce terme incessible, Si c'est la façon de se faire comprendre, pas de problème, on peut le mettre dans la loi."

Cette inscription dans la loi de l’incessibilité de la SNCF permettrait d’éviter des privatisations. Lundi, le numéro 1 de la CFDT, Laurent Berger, avait réclamé que "l'incessibilité" du groupe soit inscrite afin d'éviter une "vente à la découpe". Dimanche, Sud-Rail avait accusé le gouvernement et le président de la SNCF Guillaume Pepy "d'œuvrer en coulisse pour privatiser et filialiser" le groupe. 

"La SNCF est 100% publique, a souligné Elisabeth Borne. SNCF Mobilités et SNCF Réseau aussi, et c'est inscrit dans la loi. Ce n'est pas une promesse que je suis en train de faire, c'est inscrit dans la loi. L'Etat détient intégralement la SNCF."

"C'est une bonne annonce", a réagi sur franceinfo Guillaume Pépy, PDG de la SNCF. "On va faire ceinture et bretelles", a-t-il ajouté.

Une quinzaine de plaintes déposées après des actes de vandalisme

La ministre des Transports a aussi réagi aux exactions constatées lundi 14 mai sur une partie du réseau ferroviaire (ruptures de caténaires, blocage ou envahissement de voies). "Défendre le service public, ça ne peut pas passer par sectionner des caténaires", a réagi Elisabeth Borne, ministre des Transports, mardi sur France inter. "Détruire l’outil de travail, l’outil de service public, ça n’est pas acceptable", a-t-elle ajouté.