La SNCF accuse de lourdes pertes en 2019 après la grève de décembre contre la réforme des retraites

Des grévistes sur une voie ferrée, à Perpignan, le 10 janvier 2020.
Des grévistes sur une voie ferrée, à Perpignan, le 10 janvier 2020. (JC MILHET / HANS LUCAS / AFP)

La perte nette atteint de 801 millions d'euros contre un bénéfice de 141 millions d'euros un an plus tôt. La perte d'exploitation due aux 27 jours de grève atteint 614 millions d'euros.

La SNCF a mal digéré la grève contre la réforme des retraites. Le groupe ferroviaire annonce une perte nette de 801 millions d'euros en 2019, vendredi 27 février, contre un bénéfice de 141 millions d'euros un an plus tôt. L'année 2019 a été marquée "par le démarrage en décembre d'une grève interprofessionnelle qui a stoppé" la croissance des activités des onze premiers mois, souligne le PDG Jean-Pierre Farrandou. Hors effet de la grève en décembre, le "résultat net récurrent" serait positif de 313 millions d'euros, estime la direction dans son communiqué

Dans le détail, les 27 jours de mobilisation ont entraîné une perte d'exploitation de 614 millions d'euros (690 millions de chiffre d'affaires). Ce montant tient compte à la fois du coût direct de la grève "et des mesures exceptionnelles prises par SNCF afin d'en limiter les conséquences pour ses clients" : plans de transport adaptés, application SNCF, assistance en gare, bus de substitution, remboursements et offres commerciales…

Perte d'exploitation de 330 millions d'euros en janvier

Cette perte de 614 millions d'euros contribue à la hausse de 3,6 milliards d'euros de la dette consolidée du groupe, qui atteint désormais 60,3 milliards d'euros. Les besoins de financement du réseau, eux, ont représenté 2,5 milliards dans cet alourdissement. La "nouvelle SNCF" a donc commencé l'année 2020 avec une dette d'environ 35 milliards, après la reprise de 25 milliards par l'Etat le 1er janvier. Celui-ci doit encore reprendre 10 milliards supplémentaires en 2022.

Enfin, la poursuite de la grève en janvier s'est traduite par une perte d'exploitation de 330 millions d'euros qui devra être en partie compensée par des gains d'activité, des réductions de charges supplémentaires, le décalage de certains projets ou encore une optimisation des investissements.

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