Retrait provisoire de l'âge pivot : "Nécessaire, mais pas suffisant" pour la CFDT Cheminots qui appelle à être "bien mobilisés demain"

Des cheminots manifestent à Caen le 9 janvier 2020 contre la réforme des retraites.
Des cheminots manifestent à Caen le 9 janvier 2020 contre la réforme des retraites. (THOMAS BR?GARDIS / MAXPPP)

Rémi Aufrère Privel, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminot, affirme qu'il y a d'autres points à négocier avant une sortie de grève.

Le retrait provisoire de l'âge pivot à 64 ans annoncé samedi par le Premier ministre dans une lettre adressée aux partenaires sociaux "est nécessaire", mais "pas suffisant", a réagi lundi 13 janvier sur franceinfo Rémi Aufrère Privel, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminot.

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"Une belle victoire d'étape"

"C'est une belle victoire d'étape pour toute la CFDT, mais pour les cheminots, évidemment, ce n'est pas suffisant parce qu'il nous faut apporter des garanties sur les pensions, notamment sur le niveau des pensions", a-t-il déclaré. Des minimums de pensions qui doivent être "identiques au régime actuel", espère-t-il.

Rémi Aufrère Privel a évoqué d'autres points de détails qui restent à négocier comme "le rachat des études" et "la validation gratuite des périodes non travaillées pour les agents à temps partiel", par exemple. 

Des points restent à négocier

C'est donc trop tôt pour parler de sortie de grève, selon lui : "Demain, nous avons un nouveau temps fort parce que nous rencontrons dans le cadre de la négociation la direction de la SNCF. Nous demandons donc à nos collègues à nouveau d'être bien mobilisés demain mardi pour négocier ces points qui sont très importants, qui sont des garanties qui permettraient de rassurer les cheminots et donc d'envisager une sortie de grève, bien entendu", a-t-il expliqué.

Laurent Brun, secrétaire général de la CGT cheminots, a dénoncé une opération de promotion mutuelle entre le gouvernement et la CFDT pour mettre en place une pseudo concession qui n'en est pas une : "Je réponds un peu comme Albert Camus. Rien n'est plus confortable qu'une pensée radicale. Cela veut dire qu'il ne faut pas verser dans l'excès et il est probable qu'il se trompe", a réagi Rémi Aufrère Privel.

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