Grève des cheminots : la CGT Mines-énergie appelle à rejoindre le mouvement et envisage des "coupures ciblées"

Un militant de la CGT Mines-énergie manifeste à Fessenheim (Haut-Rhin), le 6 avril 2017.
Un militant de la CGT Mines-énergie manifeste à Fessenheim (Haut-Rhin), le 6 avril 2017. (NICOLAS KOVARIK / MAXPPP)

Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines-énergie, promet également mercredi sur franceinfo des "actions conjointes avec l'ensemble des salariés mobilisés".

Les grévistes de la SNCF entament leur quatrième séquence de grève, mercredi 18 avril. De son côté, la branche énergie de la CGT appelle les électriciens et les gaziers à participer au mouvement jusqu'au 28 juin. Pour Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines-énergie, le secteur est destructuré au détriment des salariés et des usagers.

franceinfo : Comment peut se traduire votre mobilisation ?

Sébastien Menesplier : Cela peut consister en des baisses de production d'énergie, des coupures ciblées vers des entreprises qui licencient ou qui criminalisent l'action syndicale. Par exemple, Carrefour qui, aujourd'hui, n'entend pas du tout les revendications des salariés qui sont fortement mobilisés. Nous sommes également assez friands de continuer les "Robins des Bois", c'est-à-dire remettre le gaz et l'électricité chez les familles privées d'énergie. Des familles qui sont privées d'énergie pour factures impayées alors que nous considérons que ce n'est plus possible d'avoir autant de précaires énergie en France. 12 millions, c'est trop.

Envisagez-vous des actions conjointes avec les cheminots ?

Tout à fait. Il y aura des actions conjointes avec l'ensemble des salariés mobilisés. On peut tout imaginer. Pour l'instant, les choses s'organisent et vont monter crescendo après le 19 avril. Nous n'allons pas nous arrêter là. Il y aura d'autres mobilisations comme le 1er mai. Le rythme va s'accélerer car le gouvernement ne veut pas entendre les revendications des travailleurs, les projets mis sur la table par les organisations syndicales. Chacun prend ses responsabilités.

Allez-vous empêcher les trains de circuler ?

Nous sommes des grévistes qui allons mener une lutte pour obtenir satisfaction. Nous n'allons pas non plus nous mettre l'ensemble de la population de France et de Navarre à dos. Donc nous verrons pour les actions de blocage ou d'empêcher les trains de circuler. Nous pouvons faire des actions d'envergure sans bloquer les choses toute une journée.

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