Grève à la SNCF : un député LREM n'imagine pas "que ce mouvement dure trois mois"

RADIO FRANCE / FRANCEINFO

Benoit Simian, député de la 5e circonscription de Gironde et ancien cadre à la SNCF, a estimé, mardi sur franceinfo, que la réforme ferroviaire est une question de survie avant l'ouverture à la concurrence.

La réforme du gouvernement vise à "sauver le soldat SNCF avant l'ouverture à la concurrence", a estimé Benoit Simian, mardi 3 avril sur franceinfo. Le député La République en marche de la 5e circonscription de Gironde n'imagine donc pas "que ce mouvement dure 3 mois".

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Le rapporteur spécial du budget "Infrastructures et transports" à la commission des finances a considéré que cette réforme, "aujourd'hui, c'est une question de survie pour le service ferroviaire". Pour cet ancien cadre de la SNCF, "quand on est attaché au service public ferroviaire, on ne peut pas plaider le statu quo".

Je ne comprends pas bien [cette grève à la SNCF]

Benoit Simian

à franceinfo

Pour Benoit Simian, cette grève n'est pas compréhensible, car "nous ne touchons pas aux droits acquis, nous ne touchons pas au statut des cheminots, nous ne touchons pas aux facilités de circulation des cheminots, nous ne touchons pas au régime de soins des cheminots", a énuméré le député.

"Le syndicalisme, ce n'est pas le corporatisme. Je préfère un syndicalisme réformiste", a lancé l'élu girondin. Pour Benoit Simian, "il ne faudra pas que cette échéance sociale devienne un 3e tour" après l'élection présidentielle et les élections législatives.

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