Grève à la SNCF : la ministre des Transports, Elisabeth Borne, dénonce le mouvement "politique" des syndicats

Elisabeth Borne quitte l\'Elysée, à Paris, le 9 mai 2018.
Elisabeth Borne quitte l'Elysée, à Paris, le 9 mai 2018. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

"Après la semaine du bac, est-ce que l'objectif, c'est de perturber les vacances des Français ?" demande la ministre dans un entretien au "Parisien".

Pour elle, le but des syndicats n'est pas la "défense du service public" de la SNCF mais la "contestation du gouvernement". Dans un entretien accordé au Parisien dimanche 17 juin, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, dénonce "la grève politique" de la CGT Cheminots et de SUD Rail. Alors qu'une seizième séquence de grève de deux jours à la SNCF démarre dimanche, la réforme ferroviaire a été définitivement adoptée cette semaine au Parlement.

"Il faut que SUD et la CGT sortent de cette posture"

"Le gouvernement a fini sa part de la réforme", affirme la ministre. "Une nouvelle page s'ouvre avec la négociation collective au niveau de la branche ferroviaire entre les syndicats et l'UTP", le patronat du secteur, dont la première réunion s'est tenue vendredi. Élisabeth Borne confie son "bon espoir qu'on aboutisse à un accord" avec la CFDT et l'Unsa "d'ici à fin 2019", car ces deux syndicats "ont obtenu du patronat des garanties en matière de protection sociale, de facilités de circulation ou de prise en compte de l'ancienneté dans le calcul des rémunérations".

Mais la CGT Cheminots et SUD Rail ont annoncé leur intention de continuer la grève en juillet. Pour Élisabeth Borne, "leur grève est une grève politique". "Il faut que SUD et la CGT sortent de cette posture. Après la semaine du bac, est-ce que l'objectif, c'est de perturber les vacances des Français ?" demande la ministre.

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