Christian Estrosi peut-il vraiment rompre avec la SNCF ?

FRANCE 3

Le président de la région Provences-Alpes-Côte d'Azur a menacé la compagnie ferroviaire SNCF de ne pas renouveler sa convention. Selon Julien Gasparutto, il n'en a pas les moyens juridiques.

Christian Estrosi a déclaré ce jeudi 6 octobre qu'il se tournerait désormais vers d'autres compagnies ferroviaires, excédé par les retards à répétition de la SNCF. Est-ce un coup de comm' du président de la région Provences-Alpes-Côte d'Azur ou a-t-il réellement les moyens juridiques de rompre avec la SNCF ? "Non, il n'en a pas le droit, ou en tout cas pas tout de suite", affirme le journaliste de France 2 Julien Gasparutto. En effet, l'ouverture à la concurrence des TER ne sera obligatoire qu'en 2023.

Un coût de 3 milliards d'euros

"D'ici là, certaines régions pilotes pourront le faire, mais seulement à titre expérimental, et tout reste encore a fixé : le statut des agents, les lignes concernées... Surtout, cela passera par une modification de la loi et il faudra attendre des mois voire des années de négociation", continue le journaliste. Beaucoup de régions veulent accélérer l'ouverture à la concurrence, car le TER coute cher. "Le voyageur ne paie que 25% du coup réel d'un trajet, le reste c'est de l'argent public. Les TER coûtent en moyenne 3 milliards d'euros aux régions. C'est leur troisième poste de financement après les lycées et la formation professionnelle", conclut Julien Gasparutto.
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