Accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge en 2013 : la SNCF et un cheminot renvoyés devant le tribunal correctionnel pour homicides involontaires

Le train Paris-Limoges après son déraillement à Brétigny-sur-Orge (Essonne), le 12 juillet 2013.
Le train Paris-Limoges après son déraillement à Brétigny-sur-Orge (Essonne), le 12 juillet 2013. (ROMAIN DA COSTA / AFP)

Les juges d'instruction ont suivi les réquisitions du parquet. "La tenue du procès est envisagée au courant de l'année 2021", a précisé la procureure de la République d'Évry.

Il y aura bien un procès. La SNCF et un cheminot sont renvoyés devant le tribunal correctionnel d'Évry (Essonne) pour homicides et blessures involontaires, dans le cadre de l'enquête sur l'accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge. Le drame avait entraîné, il y a près de sept ans, la mort de sept personnes et les blessures de 479 victimes, a annoncé, vendredi 12 juin, la procureure de la République d'Évry, Caroline Nisand, dans un communiqué. 

Le 12 juillet 2013, en gare de Brétigny-sur-Orge, le train Intercités qui opérait la liaison Paris-Limoges a déraillé et s'est scindé en deux, occasionnant la sortie de la voie ferrée de plusieurs wagons. Toutes les expertises judiciaires ordonnées par la justice depuis ont conclu que le train avait déraillé à cause d'un élément de la voie mal entretenu, qui s'est désagrégé au fil du temps. Une éclisse, sorte de grosse agrafe sur un aiguillage, avait pivoté, provoquant l'accident.

Les juges d'instruction ont ordonné le renvoi devant le tribunal correctionnel d'Évry de deux personnes morales et d'une personne physique, "conformément aux réquisitions du parquet". Le cheminot de 31 ans renvoyé en correctionnelle était à la tête d'une brigade chargée de l'inspection des voies au moment du déraillement. C'est lui qui avait réalisé la dernière vérification, huit jours avant la catastrophe. "La tenue du procès est envisagée au courant de l'année 2021", a précisé le parquet.

Vous êtes à nouveau en ligne